‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 201 sur 288 · Revue africaine^ 11, 18.j7-8, p · texte numérisé non relu

Revue africaine^ 11, 18.j7-8, p

4. Bull. Comité, 1889, p. 368, n" 1. — Azéma de Montgravier {Revue de bibliofjyaphie analytique, 184 i, p. 50) mentionne « le pavé en mosaïque de deux édifices religieux appartenant Tun et l'autre à l'époque chrétienne ».

5. Graillot et Gsell, Mélanges de VÉcole de Rome, XIV, 1894, p. 57.

6. Ibid., p, 57 et fig. 15 (plan reproduit dans Kraus, Geschichte der christlichen Kunsf, T. p. 275. fig. 212).

on ne voit nul vestige d'absido ; Tespace réservé au clergé était peut-être quadrangulaire. Deux sacristies le llanqiiaient probablement.

114" Henchir Terlist (entre Sétif et Batna). — Eglise', non fouillée, dont les murs ne dépassent guère le sol. Longueur (sans Vatrium) 36"", 85, largeur 15'", GG. En avant, vestiges d'un atrium^ long de lo"\90 (entre murs) et de même largeur que la basilique : on n'y distingue pas de portiques. L'église elle-même a la forme d'un long rectangle, cou Ire lequel est appliqué, sur le petit coté postérieur, un demi-cercle limitant l'abside. Il n'y a qu'une seule porte dans la façade, au milieu. L'intérieur devait être partagé en trois vaisseaux par deux colonnades, dont aucun élément n'est plus en place, mais dont on trouve çà et là des débris. On peut supposer que l'abside était fermée en avant par un mur transversal, avec des baies sur la nef et les bas côtés. Mais, d'autre part, il est possible qu'une rangée de colonnes, -disposée en demi-cercle parallèlement au mur courbe, ait constitué une galerie tout autour d'un espace central, réservé au clergé. Des fouilles donneraient sans doute la solution de la question et nous apprendraient de quelle manière le fond de la ])asilirpie était couvert.

145° Henchir TcrlisL — Chapelle \ non fouillée et mal conservée, à 300 mètres environ au nord-est de l'église. Longueur 18 mètres, largeur 13™, 05. Une porte s'ouvrait sur le devant. Deux colonnades séparaient les vaisseaux ( bases attiques à socle haut). L'abside, dont le mur est courbe à l'extérieur comme à l'intérieur, ne déborde cependant pas le rectangle formé par l'ensemble du monument; elle est flanquée de deux sacristies.

\. GseW, Recherches archéolof/yques en Ahjéri.e, p. ICI, 1G8 ; fig. 19 et 20. 2. Gsell, /7^/(/., p. 168-9; fig. 21

Abside et sacristies étaient plus élevées que le reste de la chapelle.

14(3° T'ujzirt. — Grande église^, située dans la partie orientale de la ville antique, à quelques mètres du rempart romain (plan, fig. 137% d'après Gavault; vue, avant les fouilles, fig. 138). Elle est assez bien conservée : sur le devant et dans l'abside, les murs s'élèvent encore par endroits à plusieurs mètres ; à l'intérieur, un certain nombre de colonnes sont restées en place. Elle a été entièrement fouillée par Gravault, en 1894-

Le chevet occupe peut-être remplacement d'un sanctuaire dédié à Saturne : de nombreuses stèles votives ont été employées dans le fond de Tédifice et dans un canal qui passe auprès.

Les murs sont construits en moellons, avec des chaînes en pierres de taille, sauf dans la partie de la façade qui précède la nef : à cet endroit, ils sont entièrement en pierres de taille et plus épais qu'ailleurs. La longueur totale est de 40 mètres, la largeur de 21.

Il y avait probal)lement un vestibule, occupant toute la largeur du front : on distingue en effet, à 2°". 20 de la façade, les traces d'un mur, qui s'interrompt au milieu. La basilique ellemême a trois portes cintrées, qui, toutes, donnaient accès à la nef.

Le vaisseau central est bordé de chaque côté par une double rangée de colonnes ; il faut remarquer pourtant que, dans les

1. GavaiiU, Élude sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 5-90; iig. 1-15 pl. I et II. Gonf. ibid., p. 5, note 1, la bibliographie antérieure, d'ailleurs sans importance. Wieland, Ein Ausflug ins altchrlstliche Afrika, p. 172-7.

'2. Les constructions de basse époque sont indiquées par des hachure croisées.

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FiG. 137. — Grande basilique de Tigzirt.

296 LES MONUMENTS ANTIQLES DE l'aLGÉIUE

deux files les plus rapprochées des collatéraux, les colonues sont parfois remplacées par des piliers. Les fûts, hauts de 2"\9o-3°',05, reposent simplement sur des dés, sans intermédiaire de bases. Pour assurer une plus grande solidité à la construction, on a bâti, au milieu de l'église et dans Taxe des coloimades, deux piles en pierres de taille, d'un mètre de coté; avec les gros murs de la façade et deux autres piles sendjlables dressées en avant de l'abside, elles (Constituaient une forte ossature. — Des coussinets, longs en bas d'un mètre, en haut de 1",20, larges de 0™,50, hauts de 0"\35 à O"^,.")!}, coiffaient les deux chapiteaux de chaque couple de colonnes. Celle de leurs petites faces qui regardait la nef est oblique et ornée de sculptures. Sur leur moitié postérieure reposaient les sommiers des arcades qui étaient jetées au-dessus des baies; la moitié antérieure portait un pilier carré, haut de 1"',90.

En arrière de la façade de la nef, s'étendait probablement une sorte de vestibule intérieur, fermé à droite et à gauche ' par un mur plein, qui bouchait la première baie, un peu plus courte que les autres ; il présentait du côté de la basilique un front de deux colonnes-.

Les collatéraux étaient surmontés de tribunes, auxquelles on parvenait par un escalier construit en dehors de l'édifice, presque au bout du mur de gauche, entre ce nuu^ et le baptistère. On devait passer de la tribune du nord dans la tribune du sud par une galerie transversale, établie derrière la façade, au-dessus du vestibule intérieur.

Malgré la ruine complète des parties supérieures de l'église,

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