Ils sont indiqués sur le plan en traits croisés
2. Un mauvais mur qui coupe l'espace dans lequel nous voyons un vestibule extérieur est aussi un remaniement.
3. Ce qui le prouve, c'est Texistence des deux rangées de colonnes et piliers à l'intérieur de la nef : elles étaient évidemment destinées à soutenir une toiture.
La nef resta probablement réservée au culte; quant aux bas côtés et aux sacristies, ils furent envahis par des tombeaux, creusés dans le sol, à travers la mosaïque.
Des restes de bois carbonisé, qui se sont retrouvés dans toute la ruine, témoignent d'un ou plusieurs incendies.
Au nord de Téglise, se trouve le baptistère, communiquant avec la sacristie de gauche. Il a la forme d'une croix à branches arrondies. Les murs, en petits matériaux, sont très épais, de manière à supporter des voûtes (voûte d'arêtes au centre, culs de four dans les absides). Les fonts, circulaires et d'une hauteur extérieure d'au moins 0"\45, mesurent 1™,80 de diamètre et présentent trois degrés; tout l'intérieur est cimenté. Il n'y a aucune trace de canalisation pour l'adduction de l'eau; à l'est, une conduite servait à vider le bassin. Sur un des côtés, une sorte d'estrade en béton, très mal conservée, arrivait presque au niveau du rebord de la piscine, dont elle devait faciliter l'accès. Ce bassin était flanqué de quatre colonnes, dont deux sont encore en place : elles portaient sans doute des architraves, auxquelles étaient accrochés des rideaux qui cachaient les néophytes aux regards indiscrets. — Une baie s'ouvre sur une salle, longue de 10 mètres, large de G"", 40, qui a une autre porte, conduisant au dehors. Il n'est pas certain que cette salle soit contemporanie du baptistère, contre lequel ses murs sont simplement appliqués, sans aucune pénétration. Le mode de construction est cependant le môme. Une sorte de portique intérieur, très barbare, a dû être fait à une basse époque, pour diminuer la portée de la charpente. Peutêtre y avait-il un autre portique parallèle : dans ce cas, le bâtiment aurait été divisé en trois nefs.
304 LES 3IOiSU3IENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
On ne saurait fixer avec précision la date de cette basilique ^ Notons cependant que, parmi les signa Chris fi gravés ou sculptés sur les pierres, il nV a qu'un seul monogramme de la forme dite constantinienne, si fréquente au iv° siècle ; que la croix simple, usitée à Tépoque byzantine, manque entièrement; qu'en revanche, la forme intermédiaire de la croix monogrammatique (simple ou accostée de Ta et de Tg)) est assez fréquente.
147° Tigziit. — Église-, qui était située dans la partie méridionale de la ville antique ; elle est à présent complètement détruite. Longueur 30 mètres, largeur 13™, 50. A Tintérieur, deux rangées de piliers carrés séparaient les trois vaisseaux ; la nef mesurait 5 mètres de large, le bas côté de droite 3 mètres, le bas côté de gauche 2™, 50. L'entrée de l'abside était flanquée de deux colonnes (chapiteau corinthien barbare).
148** Tigzirl. — Chapelle à 50 mètres au sud de la grande l)asilique. Elle est très ruinée ; le plan a été reconnu à la suite d'une fouille [fig . 139). Elle est établie sur une grande salle souterraine, divisée en trois espaces voûtés en berceau, qui faisait partie des thermes romains ^ Sur cette salle s'élevaient primitivemrnt des parois bâties en petit appareil; à eu juger par des restes d'hypocaustes, elles appartenaient à des pièces qui pouvaient être chauffées. Quand on convertit le lieu en sanctuaire, ces parois furent utilisées pour constituer la face ouest de l'édifice chrétien, une partie de la face sud et peut-être aussi la face nord, aujourd'hui disparue. Les murs
1. Voir les hypothèses présentées à ce sujet dans le livre de Gavault, p. 62 et suiv.