‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 225 sur 288 · Diehl, Afv. byz., p · texte numérisé non relu

Diehl, Afv. byz., p

LES 3J01SU3IEMS AMIQLES DE i/aLGÉRIE

8ines les unes des autres aux endroits les plus exposés, moins rapprochées ailleurs. A l'intérieur de la ville, et d'ordinaire dans une position élevée, se trouve une citadelle, dernier refuge des défenseurs ; elle était quelquefois dominée par un donjon.

2" Les forteresses, les unes isolées (au moins dans le principe) et gardant des points stratégiques, les autres construites au centre ou dans le voisinage immédiat de certaines villes qu'elles protègent. La ville reste ouverte ou bien elle n'est entourée que d'un simple mur. Ces castella sont généralement rectangulaires, avec des tours aux angles; d'autres tours se dressent souvent au milieu ou le long des quatre côtés. Cependant, quelques forteresses ont une forme plus irréguliëre : par exemple, celles de Taoura, de Guelaa Sidi Yaliia et de Mdaourouch ; dans les deux premières, l'enceinte s'adapte aux contours d'un mamelon à pentes rapides.

3" Les jietits postes, qui sont des carrés ou des rectangles, ordinairement sans tours.

Une disposition aussi simple se retrouve dans les fortins qui >'ervaient d'abris temporaires aux populations et qui n'étaient 1 as des ouvrages officiels.

Dans cette catégorie de fortifications non officielles', nous rangerons aussi les murailles assez grossières et le plus souvent dépourvues de tours, qui défendaient un certain nombre de

1. Nous ne voulons pas dire, naturellement, que le gouvernement impérial ait été indiflerent à la construction de ces ouvrages. Il est évident qu'ils ne purent être exécutés qu'avec son autorisation et f|ue, fréquemment, ils durent l'être sur son initiative. Pour faciliter la surveillance des alentours, on les élevait de préférence dans des lieux découverts, d'où l'on pouvait échanger des signaux avec les forts voisins ; quelques-uns étaient situés sur des routes importantes. Par là, ils tenaient leur place daus le système général de défense de l'Afrique du Nord. Mais ils étaient avant tout des ouvrages de défense locale, construits par les soins des habitants et sans doute dépourvus de garnison.

villes, et, d'autre part, les refuges établis daus des lieux difficilement accessibles, où les campagnards se retiraient en cas de danger. Au début de ce livre', nous avons mentionné des refuges analogues, dont l?s uns doivent dater d'une é})oque beaucoup plus ancienne que la domination byzantine, dont d'autres, au contraire, paraissent assez récents. Mais ces refuges sont construits en pierres brutes, entassées les unes sur les autres ; ceux dont il s'agit ici ont des murs en pierres de taille, formant doulde parement : ils sont, par conséquent, de type byzantin.

On emploja, pour bâtir ces divers ouvrages de défense, tous les matériaux disponibles, les })ierres richement sculi)tées aussi bien que les plus simples blocs'-. En général, on n'eut pas besoin de démolir des édifices plus anci?ns : presque jjartout, on avait sous la main des ruines, accumulées par les dévastations des Vandales et des Berbères. Des monuments romains, restés debout, furent parfois incorporés dans les nouveaux remparts : k Téb?ssa, l'arc de Caracalla devint une des tours de la place forte ; à Zana, l'arc do Macrin forma l'un des côtés d'un fortin; à Guelma, l'enceinte du Haut Empire jiarait avoir été en parti? conservée ; des portes monumentales furent encastrées dans des murailles à Announa, à Kliamissa, k Kissa

La caractéristique de la construction byzantine est, nous

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