Diehl, ibid., p. 169 seq
4. Au XI*" siècle, les gens de Tébessa répondirent à Mouley Ahmed, qui leur demandait de faire leur soumission, qu'ils n'avaient d'autres maîtres que leurs murs.
derrière une enceiut? bâtie par les Grecs ; les citadelles françaises de Guelma et de Sétif sont d'anciennes citadelles byzantines, remaniées par nos ingénieurs militaires; pour protéger Tébessa, on s'est contenté de restaurer les murs de Solomon.
Parmi les constructions dont nous avons ii parler ici, nous pouvons distinguer plusieurs tvpos ' :
1° Les villes fortes, entourées d'une enceinte continue. Elles sont, en général, assez j etites : Bagai a une superficie de 10 hectares, Tébessa de 9 hectares à i)eine. L'espace qu'elles couvrent est beaucou}) moins éteiubi que les cités romaines qui les ont i)récédées-. Il est vrai qu'une partie de la }'Oi)ulation vivait en dehors de Tenceinlt^ dans une zone qu'un n]ur protégeait parfois contre les premiers coups de l'ennemi. Quelques-unes de ces villes sont de forme rectangulaire, comme les camps romains : par exem})le, Theveste. Mais, en d'autres lieux, on a tenu compte de la configuration (hi terrain, ou ))ien de l'existence d'édifices qu'on a voulu comprendre dans l'enceinte. A Bagai, à Tipasa de Numidie, à Tigisis, le renq)art suit les bords d'une colline, et sa valeur défensive est accrue par les pentes plus ou moins raides qui le précèdent; à Calama, il décrit un coude i)Our enfermer de vastes thermes et il va se souder à une muraille qui semble romaine. Des tours sont placées aux angles de ces enceintes, d'autres sur les divers fronts, à des intervalles variables, voi-
1. Conf. Diehl, Afrique byzantine^ p. 185 seq. — Nous devons noter que cette classification, adoptée pour la commodité de l'exposition et exacte d'une manière générale, n'est cependant pas absolument rigoureuse. Il est évident que certains ouvrages de dimensions moyennes peuvent être classés soit parmi les fortins, soit parmi les forteresses. Pour diverses villes, nous n'avons pas d'argument décisif nous permettant de dire si les enceintes qui les entourent ou les citadelles qui les protègent ont été élevées par le gouvernement de Byzance ou par les autorités locales.