Rec. de Const., XXIX, 1894, p
4. Corpus, Vlll, 4440 r- 18587. Gsell, Recherches archéolof/iques en Algérie, p. 83-0.
38 LES MONUMExNTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE
11 se rapporte h un aqueduc qui parcourait une partie du territoire du municipe de Lamasba et indique en grand détail le chiffre des heures d'irrigation auxquelles les différents propriétaires, riverains de l'aqueduc, avaient droit : ce chiffre est calculé sur le noiuLre des arbres fruitiers et des oliviers possédés par chacun.
Ces travaux hydrauliques, qui permirent aux cultures arbusiives et à l'élevage de prendre un merveilleux essor dans l'Afrique septentrionale, furent faits par des communes, des associations privées, des particuhers ^, et non pas parle gouvernement impérial. Le régime de la grande propriété, si florissant dans celte contrée aux premiers siècles de notre ère, en rendit sans doute l'exécution plus facile : la vaste étendue des domaines supprimait les rivalités locales que fait souvent naître l'usage des eaux courantes.