‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 240 sur 288 · Avec quelques légères modifications · texte numérisé non relu

Avec quelques légères modifications

environ 7 mètres de hauteur. Les matériaux ont été, comme de coutume, empruntés à des édifices romains ; on a observé qu'un certain nombre de fragments d'architecture, jetés dans les murailles, décoraient auparavant le Capitole et le tliéâtre^

Cette forteresse avait été élevée, non pour couvrir une viUe — car Thamugadi était déjà détruite - — , mais pour garder le débouché d'un des principaux passages à travers TAurès ''. Située à environ 200 mètres de la colonie de Trajan, elle resta isolée : on ne distingue pas de traces de bâtiments dans le voisinage immédiat. Cependant, il est possible qu'une population peu nombreuse ait profité de l'existence d'une citadelle aussi importante pour s'installer dans les ruines de la ville romaine, et il est certain que, vers le milieu du vu'' siècle, une chapelle fut construite ii 250 mètres au sud-ouest du fort '^

Les courtines ont 2°", i-0-2"',70 d'épaisseur, les tours 1™,70- 2 mètres. Ces tours, de forme quadrangulaire, sont placées aux angles et au miUeude chaque front. Elles offrent au rez-dechaussée des portes fort étroites j. Aux tours centrales de l'est et de l'ouest, on peut constater que la salle du bas était surmontée d'une coupole en briques et éclairée par une meurtrière. Sur le front sud s'ouvre une poterne large d'un mètre, qui se prolonge à l'intérieur par une sorte de couloir, resserré entre deux massif s . L'entrée principale est dans la grande tour qui occupe le miheu de la face septentrionale. C'est un passage, qui était sans doute voûté et qui se rétrécit à ses deux extrémités, où il mesure

\. Bœsvvillwald, Gagnât et Ballu, Tinigad, p. 113. Conf. tome I, p. 197.

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