Voir plus haut, p
5. Cependant la tour placée au milieu du front sud ne semble pas avoir eu de porte en bas.
3", 40 et 3°", 55 de largeur : il y avait là deux portes. « A droite (( et à gauche de cette entrée, dit M.' Diehl, dans l'épaisseur « de la muraille de la tour, large ici de 2^,10, deux couloirs '< intérieurs étaient ménagés, recouverts de gros blocs, et qui « mesuraient O^^^SO de largeur et 1°',70 environ de hauteur. « PrenantuaissanceàTintérieurdelaforteresse, ils s'engageaient « parallèlement au passage, puis, tournant à angle droit, dé- « bouchaient derrière la première porte. Quelle était l'utilité <( de ces passages dérobés? Peut-être permettaient-ils, si la « première porte était forcée, d'assaillir sur leurs flancs les « assaillants retenus sous la voûte qui séparait les deux « portes..., de leur couper la retraite en se portant sur leurs « derrières par ces couloirs. »
Au nord de cette entrée, on remarque les restes d'un avantcorps, de 6*", 25 sur 5"", 55, qui est une addition de basse époque (indiquée sur le plan en diagonales croisées).
Ksa?' Belleznia. — La forteresse que les Arabes appellent ainsi 1 est très ruinée. Elle a 125 mètres de long et 112 de large. Aux quatre tours d'angle, les deux fronts mesurent 10°", 70 et 9"', 30; les tours qui font saillie au milieu de chaque face sont de dimensions variables. L'épaisseur des courtines est de 2"",50, cell ^ des tours de 2"\50-2"',70. Une poterne, large seulement de 1°',25, s'ouvre sur un des cotés de la tour centrale de l'ouest.
Les habitants de la plaine environnante vinrent chercher protection au pied de ces murailles, et Ksar Bellezma fut une ville assez importante à l'époque berbère.
1. El Békri, Description de V Afrique septentrionale, traduction De Slane. p. 122-3. Ragot, Rec. de Const., XVI, 1873-4, p. 239. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. lOo. Diehl, Nouv. arch., p. 303-5. Le même, Afr. byz.y p. 168, fig. 11; p. 251, fig. 52.
Tohna [Thubiinae) . — Dans ces dernières années, la forteresse de Tobna ^ a été exploitée comme carrière par des entrepreneurs: elle a beaucoup souffert de ce vandalisme. Mais, d'autre part, M. Grange y a fait, en 1900-1901, des fouilles qui ont permis de reconnaître les dispositions de l'entrée et des tours (voir, fig. 163, le plan que nous avons dressé sur les indications de cet archéologue). Les dimensions sont de 86°", 20 et de
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Fig. 163. — Forteresse de Tobna.
58 mètres. Les murs ont partout 2°\10 d'épaisseur ; les tours d s angles mesurent 7''\20 de front, de même que celles qui occupent le milieu des faces ouest, est et sud. D'étroits cou-
1. El Békri, l. c, p. 123-4. Ville, Voyage d'exploration dans les bassins du Hodna et du Saltara, p. Hl. I)ieh\,Nouv. arch., p. 308-9. Le même, Afr. byz., p. 216, fig. 48. Blanchet, Rec. de Const., XXXIIl, 1899, p. 288-293.
loirs conduisaient aux salles du rez-de-chaussée, auxquelles des meurtrières donnaient un peu de jour. Dans la tour centrale du nord s'ouvre l'entrée, passage présentant à ses deux extrémités des portes cintrées, dont Tune est restée debout. Auprès, à l'intérieur de la forteresse, un gros massif de maçonnerie a })out-ôtre apparteim à un escalier.
Le castellum dont nous parlons fait saillie sur la face méridionale d'une enceinte rectangulaire, qui entourait une ville très vaste et qui, presque partout, n'est plus représentée que par des dos de terrain'. Ce rempart date-t-il de l'époque byzantine? Nous l'ignorons.
Ra% el Oued { Thamalla, im^^ihl-ouest deSétif). — Ce château fort^, très mal conservé, mesure 110 mètres environ de côté. En avant des courtines, qui ont 2™, 50 d'épaisseur, s'élevaient huit tours, quatre aux angles et quatre au milieu des faces. La porte était peut-être dans la tour centrale du sud. A l'intérieur, trois fûts des colonnes, qui émergent du sol, semblent indiquer l'emplacement d'un grand édifice, peut-être d'une église.
Sétif(Siti/is). — Laforteresse de Sétif-^ rectangulaire comme les précédentes, compte un plus grand nombre détours. Construite vers 640, par ordre de Solomon^, elle protégeait une A'ille, qui, sous la domination byzantine comme sous le Bas Empire, fut la capitale d'une province. Il en reste des parties
1. D'après l indication que M. Grange m'a donnée, elle mesure 7G0 mètres de long sur 640 mètres de large.
2. Delamare, Exploration, pl. 67, fig. 1 et 2. Pelletier, Revue africaine, V, 1861, p. 4.Ï3. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 270-1. Diehl, Afr. byz.- p. 255, fig. 55,
3. Ravoisié, I, p. 68, pl. 58. Delamare, pl. 68-9. Diehl, Nuuv. arch., p. 293-6. Le même, Afr. byz., p. 256, fig. 66 ; p. 257, fig. 57.
4. Corpus, VIII, 8483. Gonf. Diehl, lYoMy. arch., p. 293 et 434.
importantes, remaniées, il est vrai, pour être utilisées dans l'enceinte du quartier militaire français. 11 y a soixante ans, lors de Tarrivée de nos troupes à Sétif, l'ensemble était encore en assez bon état.
Cette forteresse, longue de 158 mètres, large de 107, offrait onze tours carrées, quatre aux angles, trois sur un des côtés longs, deux sur le côté opposé, une enfin sur chacune des petit?s faces. Ces tours mesurent de 10 à 13 mètres de front. Dans chacune d'elles*, la salle inférieure était séparée de l'étage par un plancher, reposant sur des corbeaux en pierre. L'épaisseur des courtines est de 2°", 40; le chemin de ronde qui les surmontait était doublé d'un balcon, porté par des poutres: sur un point, à une hauteur d'environ 7 mètres, on voit les trous carrés dans lesquels ces machiers venaient s'enfoncer. A côté de la tour occupant le milieu <le la face occidentale, il y a une poterne étroite, dont le linteau est surmonté d'un arc de décharge-.