Gsell, Mélanges de VÉcole de Rome, XIV, 1894, p
et à l'est' (le la ville antique), à Ténës- et à Tigzirt \
La vénération dont les martyrs africains furent Tobjet, accrut le nombre des chapelles et des basiliques élevées sur leurs sépultures et pourvues d'autels. D'ordinaire, on établit ces édifices de telle façon que la table sainte fût placée au-dessus de la tombe Quand la disposition du terrain ou le désir de respecter des tombeaux voisins s'y opposait, on reliait d'une manière quelconque l'édifice à la sépulture : nous avons vu qu'à Bénian on aménagea sous l'abside une crypte, avec une fenêtre ouverte sur le caveau d'une martyre s
Ces monuments s'encombrèrent bientôt de tombes : on pensait en effet qu'il était utile aux fidèles de reposer auprès des saints, ad sanctos^\
Nous avons déjà fait observer" que les basiliques et les chapelles construites dans les cimetières ne diffèrent pas, au point de vue architectural, des édifices religieux consacrés à la célébration des offices ordinaires. Nous les avons donc étudiées au chapitre premier de ce livre, et il n'y a pas lieu d'en parler de nouveau. Ici, nous passerons en revue les différents types de sépultures usités à l'époque chrétienne.
Naturellement, l'inhumation seule était admise. On plaçait, autant que possible, les corps la têie à l'ouest. Aucun objet n'était déposé auprès d'eux. Les exceptions à cette règle sont très rares : plusieurs lampes chrétiennes dans des tombes de