Conf. Toutain, les Cités romaines de la Tunisie, p
5. Par exemple : à Tébessa {Rec. de Const., XXVI, 1890-1, p. 280); — dans la région de Souk Ahras {ibid., XVII, 1875, p. 27; Bull. Comité, 1887, p. 468); — près de Khamissa {BulL Comité, 1897, p. 277, n° 52): — à Constantine (Delamare, pl. 154; Fournel, Richesse minérale de l'Algérie, I, p. 213; Ann. de Consl., 1860-1, p. 172, où Ton mentionne des fosses contenant des monnaies romaines et numidiques ; Rec. de Const., XXV, 1888-9, p. 401); — à Sigus, dans un cimetière rempli d'épitaphes latines; — à Lambèse, près de la voie romaine qui conduisait de la ville à Marcouna ; — dans la région de Sétif {Rec. de Const., XXXIV, 1901, p. 128-130 et planche à la page 132); — à Bougie (Vigneral, Ruines romaines de la Kabylie du DJurdJnrn, p. 151); — à Tigzirt (Gavault,
SIÎPULTURES
Il est généralement impossible de les dater avec précision, mais un grand nombre d'entre elles appartiennent sans nul doute à l'époque romaine, comme l'indiquent les inscriptions qui les accompagnent ou le mobilier funéraire qu'elles renferment.
Certaines fosses sont des caveaux rudimentaires. Au lieu d'être taillé verticalement jusqu'au fond, un des côtés longs s'incline ou se recourbe à peu de distance du bord, de manière à former une cavité latérale, dans laquelle on avait déposé le mort, pour mieux le protéger contre les infiltrations de terre ou d'eau K
2° Fosses creusées en pleine terre ou dans un tuf peu consistant. Afin d'empêcher l'éboulement des parois, on les a tapissées de dalles assez minces- ou de grandes tuiles ailleurs, on a construit des murs en moellons ^, ou même en pierres de taille ^ Le couvercle consiste soit en ime dalle unique, soit en une rangée de pierres plates ou de larges tuiles. A Sidi Ferruch, près d'Alger, des tombes tapissées et couvertes de dalles sont surmontées d'une sorte de pignon en dos d'âne, comportant deux séries de blocs arc-boutés. Cette disposition, destinée à alléger la poussée des terres, rappelle certaines sépul-
Élude sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 111); — à Dellys, à l'ouest de la ville (conf. Revue africaine, II, 18o7-8, p. 316); — près de Bordj Ménaïel, en Rabylie {Rec. de Consl., XXXII, 1898, p. 36 et planches); — à Tipasa, tombes du premier ou du second siècle de notre ère [Méhmges École de Rome, XIV, 1894, p. 378); — dans le Dahra, en particulier à Kalaa {Bull. Comité', 1888, p. 98, ; — à Aïn Toukria {Revue africaine, XXVII, 1883, p. 233); — à Tiaret {Spectateur militaire, XXXV, 1843, p. 666; Revue africaine, VI, 1862, p. 29).
1. A Bougie (Delamare, pl. 5, fig. 5-8); à Kalaa, dans le Dahra. On trouve des tombes semblables dans des cimetières chrétiens, à Tipasa et à Ténès (voir livre III, ch. m).