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A Khamissa

LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉUIE

tares puniques de Carthage. A Philippeville, on a trouvé toute une série de fosses parallèles, bâties en moellons; dans chacune d'elles, il y avait des compartiments superposés (au nombre de trois), séparés par des lits de tuiles. Le compartiment supérieur était également fermé par des tuiles, posées à plat'.

3° Sarcophages monolithes en forme d'auge On en rencontre à peu près partout en Algérie. Les uns sont parfaitement rectangulaires ; les autres sont arrondis du côté de la tête, soit au dehors comme au dedans, soit seulement à l'intérieur. Parfois, on a creusé, à l'une des extrémités, une logette circulaire, pour y placer la tète, et l'auge est plus étroite aux pieds qu'aux épaules'': il v a peut-être là un souvenir des sarcophages phéniciens dont la forme imite le corps humain''. Le couvercle, généralement monolithe, est plat ou taillé en dos d'âne. Le mort était souvent enfermé dans une caisse en bois, ou même en plomb-', ou bien noyé dans une couche de chaux.

4° Sépultures, creusées soit en pleine terre, soit dans le roc, où le corps est garanti par deux séries de grandes tuiles, inclinées les unes contre les autres, de manière à constituer un toit. A la tête et aux pieds sont d'ordinaire dressées deux autres tuiles, qui complètent la clôture. Ce genre de tombe est également très fréquent dans l'Afrique romaine^'.

1. Roger, Mémoires lus à la Sorbonne, Archéolor/ie, VII, 1868, p. 105-6 et pl. XIV.

2. Quelques-uns sont doubles, triples et même quadruples : conf. Bull. Comilé, 1899, p. U8 (Ziama).

3. Sarcophages de Ziama {ibid., p. 448, n. 7), de Djemila {Rec. de Consl.^ XX, 1879-1880, p. 212), des environs de La Galle {Archiv fur Anthropologie, II, 1867, p. 316), de Tigzirt. Des sarcophages chrétiens présentent aussi cette logette (voir livre IH, ch. m).

4. Conf. les fosses taillées dans le roc, mentionnées p. 40, n. 3.

5. Par exemple, Guyon, Voyage d'Alger aux Ziban, p. 30 (à Slora).

6. A Tébessa {liée. deConst.^WXU, 1883-4, p. 139) ; — à Philippeville (Gsellet Bertrand, Musée de Philippeville, p. 2.Ï) ; — à Mdaourouch et à Khamissa (Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 29o et 357); — à Alger [Revue afvi-

5° Massifs de blocage, hyani la forme cruii caisson arrondi en haut ou d'un parallélépipède. A rintérieur, est ménagé un yide rectangulaire, voûté ou couvert de dalles, dans lequel gît le mort ^ D'autres fois, ce massif recouvre un sarcophage monolithe ^ ou bien un toit de grandes tuiles Un monument de ce type, qui se voit près de l'embouchure de l'oued Damons (à l'ouest de Cherchel), est placé au milieu d'une exèdre semicirculaire, de 6'", 20 d'ouverture.

6" Jarres couchées en terre : mode de sépulture qui est peut-être d'origine phénicienne Quand la jarre était destinée à contenir un cadavre d'enfant, on la fendait, en long ou en travers, pour introduire le corps, et l'on rajustait ensuite le^^ deux morceaux tant bien que mal. Pour un adulte, une seule jarre n'aurait pas suffi. On allongeait le récipient funéraire^ soit en se servant de deux jarres, dont on brisait la pointe et que l'on réunissait en emboîtant l'une dans l'autre les deux parties inférieures ^, soit en coupant une jarre transversalement et en intercalant entre les deux morceaux des segments de la panse d'un ou plusieurs autres vases. Souvent, le mort, au lieu d'être enfermé tout entier à l'intérieur d'un cylindre de terre cuite, constitué par un ou plusieurs récipients, était seulement couvert de fragments de jarres, formant une sorte

caine, XIII, 1869, p. 48; XIX, 1875, p. il3); — à Cherchel (Gsell, Guide archéologique des environs dWlger, p. 65); etc.

1. Par exemple à Collo, à Tiklat {Rec. de Coîisl., XII, 18C8, p. 49.T, à Alger {Revue africaine. III, 1858-9, p. 310; VI, 1862, p. 311, 314; XIX, 1875, p. 392-3, 39i), à Tipasa, à Cherchel.

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