‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 277 sur 288 · Voir le plan publié par La Blanchèrc, 1. c, pl. XII · texte numérisé non relu

Voir le plan publié par La Blanchèrc, 1. c, pl. XII

2. Conf. peut-être les traînées de pierres que Ton rencontre dans des nécro- ) oies indigènes : tome I, p. 9.

3. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, traduction De Slane, I, p. 234 ; II , p. 540.

siste : les Djedar sont des tombeaux, et non des monuments commémoratifs. Mais, comme il paraît certain qu'une inscription de Tépoque byzantine se lisait sur un des trois mausolées du djebel Hadjar, ce fait vient fortifier un peu Topinion de ceux qui pensent que tout n'est pas à rejeter dans le récit dlbn er Rakik et que le fameux général Solomon (Solomon le stratège) était nommé sur la dédicace d'un des Djedar^.

Évidemment, comme l'a exposé La Blanchëre, cet ensemble de grands mausolées est l'œuvre d'une dynastie de puissants princes indigènes, qui vivaient au vi*" et au vii^ siècle. Peut-être souffraient-ils que l'empereur de Constantinople les considérât comme ses sujets, ou du moins comme ses clients; peut-être rendaient-ils hommage à son représentant en Afrique. De fait, ils étaient les maîtres du pays, car la domination réelle des Byzantins ne semble guère avoir dépassé, dans la direction de l'ouest, les limites de la Maurétanie Sitifienne-.

Ces princes se servaient d'ouvriers sachant le latin et même .le grec : les marques de chantier le prouvent. Ils étaient chrétiens : une clef d'arcade qui porte une croix monogrammatique a été encastrée avec soin au-dessus de l'entrée d'une des salles centrales du mausolée C; il est certain que des païens ne l'auraient pas mise en si bonne place. Les peintures de ce tombeau représentaient sans doute des sujets religieux.

11 n'en est pas moins vrai que les Djedar sont des tumulus indigènes, et non des monuments classiques'^. La civilisation

1. On a même prétendu avoir retrouvé de nos jours aux Djedar une inscription portant le nom de Solomon {Bull. Comité, 1887, p. 157, n° 684; conf. Basset, Bull, de la Société de géographie de l'Est, 188'î, p. 564). C'est là une mystification : voir La Blanchère, l. c, p. 89.

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