‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 276 sur 288 · Hauteur 4 mètres au milieu · texte numérisé non relu

Hauteur 4 mètres au milieu

4. La Blanchére (p. 88) indique en outre deux personnages assis, qui paraissent converser ensemble.

3. Il ne reste qu'une sorte d'auge, de 1 mètre de long sur 0"', 60 de large, dans une des salles du mausolée C.

6. De largeur variable : 8"", 80 en C; 6-", 80 en A ; 6 mètres, 3''\20, 4 mètres, 3"',6'), 2", 20 ailleurs. Le mausolée B n'avait pas de terrasse, autant qu'il semble.

ris et en moellons, entourent certains Djedar. Ainsi, A est enveloppé d'une enceinte qui suit les contours du mamelon'; peut-être cet enclos était-il un jardin. A Ternaten, des murs semblables forment des lignes capricieuses autour et dans le voisinage des Djedar; il est difficile de dire pour quelle raison on les a construits et s'ils sont contemporains des mausolées-.

Les Djedar datent d'une époque très basse, comme l'attestent les matériaux de démolition qui y ont été emploj és : A est en tout cas postérieur à l'année 466, C à Tannée tSO. A l'entrée de B, une grande pierre portait un texte de six lignes, sans doute une dédicace. On ne distingue plus que quelques lettres, qui ne donnent aucun sens, mais qui permettent d'affirmer que rinscription était bilingue, latine et grecque. L'emploi du grec, que nous avons constaté aussi sur une marque de chantier du même édifice, fait naturellement penser aux Bj-zantins. Or un écrivain musulman, Ibn er Rakîk, nous apprend qu'au milieu du x'^ siècle, le calife fatimite El Mansour vit, lors d'une expédition dans la région de Tiaret, des monuments élevés sur trois montagnes (il s'agit des irois Djedar du djebel Hadjar) : « Ces monuments, en pierres de taille, présentaient de loin « l'aspect de tombeaux en dos d'âne. vSur une pierre de ces « ruines, il découvrit une inscription qu'on lui interpréta ainsi : « Je suis Soleïnian le Serdeghos. Les habitants de cette ville « s'étant révoltés, le roi m'envoj'a contre eux; Dieu m'ayant « permis de les vaincre, j'ai fait élever ce monument pour « éterniser mon souvenir^. »

La traduction donnée à El Mans our est assurément fantai-

Page 1