Voir Cherbonneau, Ann. de Const., 1853, p
6. Rec de Consl., XII, p. 367 (conf. ici même, t. I, p. 179), C'était peut-être dans une de ces ruines que se trouvaient primitivement des fragments d'une
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Il Y avait à Constantiiie un autre pont sur le ravin du Rummel, en amont de celui que nous venons de décrire'. Il n'en subsiste que deux culées, en pierres de taille à l)ossage, de 10 mètres de largeur. Ce pont avait sans doute trois étages, comportant en bas une arche unique, dont Touverture devait être d'une vingtaine de mètres, et, au-dessus, deux rangées d'arcades ~.
L'oasis d'El Kantara (entre Batna et Biskra) a pris son nom d'un pont romain^ (planche LXXIII), qui s'est conservé à peu près intact jusqu'à nos jours, mais que le génie militaire a restauré d'une manière maladroite en 18G2 : nn certain nombre de pierres ont été remplacées par des blocs neufs ; on a raclé soigneusement les autres et refait tous les joints, si bien que le monument a perdu son aspect antique.
Il se trouve en amont de l'oasis, à l'entrée d'une gorge étroite, qui sépare deux régions nettement distinctes et qui, selon la légende antique, avait été ouverte par le talon d'Hercule [Calceus Herciilis). La route de Lambèse au désert pasgrande dédicace à Antonin le Pieux, employés par les restaurateurs du xviir siècle, ou par d'autres, plus anciens VIll, 61)91) Rien ne prouve
que cette inscription ait appartenu dès l'origine au pont romain : on ne peut donc pas Tinvoquer pour fixer la date du monument. — Des pierres tumulaires furent aussi employées dans la restauration {Corpus, VIII, 7400, 7o85, 75S8).
1. A mi-distance à peu près entre ce pont et la pointe de Sidi Raclied. — Peut-être celte pointe était-elle reliée à l'autre rive par un troisième pont, auquel se rapporteraient des vestiges d'une culée en blocage, sur la rive droite du Rummel.
2. Ravoisié, I, p. 13-14; pl 2, lettre K du plan et vue d'une des culées, à droite. Cherbonneau, Ann. de Const., 1833, p. 110. Vars, Rec. de Const., XXVIII,