‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 85 sur 288 · Lettre 29, ch. xi · texte numérisé non relu

Lettre 29, ch. xi

0. Henchir el Azreg (n"' 17 et 18); Kherbet Bou Addoufen (n"' 33 et 34); Ilenchir Bou Takrematène (n"'^ 37 et 38); Henchir Selfan (n"* 113 et 114); Kherbet Selmi [il"' 110 et 117); Henchir Teniet el Kebch (n"* 142 et 143); etc.

il 8 LES 3I0NUMENTS ANTIQUES DE ALGÉRIE

divisèrent les chrétiens de ces bourgades en deaxfactions hostiles ' .

2° Les basiliques, les chapelles construites i)our recevoir des reliques-, pour commémorer de pieux souvenirs, par exemple dans des lieux que des saints avaient habités ou qu'ils avaient illustrés par leur martj're^. Des excès de dévotion accrurent le nombre de ces memoriae martijrum^ au point d'alarmer les autorités ecclésiastiques. A la suite de songes ou de preHendues révélations, des chrétiens se mirent <à élever, en maints endroits, dans les campagnes et le long des routes, des chapelles qui ne contenaient aucune relique des martyrs auxquels elles étaient dédiées et qui ne se rapportaient à aucun souvenir local de leur vie^

3° Les oratoires, indépendants"', ou placés dans le voisinage immédiat des églises

1. On a du reste retrouvé dans cette région un certain nombre de pierres portant la devise donatiste « Deo laudes l ».

2. En particulier des reliques de saint Pierre et de saint Paul (au djebel Djaffa, n° 46 ; à Kherba, n° 69 ; à Henchir Megroun, n° 86 ; à Orléansville, n° 93, in fine ; probablement aussi à Aïn Ghorab, n" 4) ; — de saint Étienne (à Guelma, n" 55; à Hippone, où l'on construisit une chapelle auprès de Féglise, n" 66 a ; à Mechta el Bir, n" 84) ; — du bois de la Croix (à Matifou, n" 79, i7i fine) ; — de la terre du Saint-Sépulcre (près d'IIippone, n" 66, i) ; — etc. (à Aïn Ghorab, n" 4, in fine ; à Henchir el Begueur, n° 20, in fine; près d'IIippone, n°' 66 (j et h ; près de la Sbikra, n" 112 bis ; à Henchir Taghfaght, n° 131 ; probablement à Aïn Segueur, n" 5 ; à Aïn Turk, n" 7: à Bir Fradj, \v 31 : à Périgotville, n° 105 in fine).

3. Basilique élevée au lieu du martyre de sainte Salsa, à Tipasa (n° 157, note du début). Voir aussi un canon de concile de l'époque de saint Augustin, dans Mansi, Collectio conciliorum, 111, p. 971, can. 14 (= lY, p. 494, can. 50).

4. Mansi, l. c. Gonf. peut-être un édifice d'Aïn Méchira (n° 81).

5. Soit dans des demeures privées, soit dans des monastères (Augustin, Lettre 211, 7 \

6. A Morsott {n" 91), à Timgad (n" 152), à Tipasa (n° 157). on trouve, près du presbyterium^ des salles à abside qui ont pu être des oratoires. Il est vrai qu'on pourrait aussi bien y voir des consignatoria, où les néophytes se rendaient après le baptême. Quand des bâtiments voisins des églises ont des autels (p. e. à Tébessa, n" 138, chapelle tréflée et chapelle contre le rempart à Test), ce sont probablement des memoriae, qui contenaient des reliques de martyrs.

MO

4° Les édifices bâtis dans des cimetières, ordinairement sur des corps de martyrs. « Africa mnctomm martijrum corporibus plena est », disait saint Augustin^, et ces saints étaient vénérés avec une égale ferveur par les donatistes et par les catholiques. Les monuments dont nous parlons ici étaient soit de simples chapelles [memoriac ?7iarti/riim)-, soit des basiliques plus ou moins vastes"^.

5*" Les baptistères.

Mais, en présence de tant de ruines dont beaucoup sont inexplorées, dont d'autres n'ont livré aucune indication certaine, un tel classement serait bien malaisé à établir. Il serait, en outre, assez artificiel. Les édifices construits pour abriter une relique étaient pourvus d'un autel ^ et pouvaient servir aux offices réguliers ^ ; parfois môme ils étaient des monuments funéraires^. D'autre part, plus d'une église proprement dite a reçu les restes

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