‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 90 sur 288 · Voir tome I, p · texte numérisé non relu

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3. De même, à Lambèse (n" 73), une chapelle semble avoir été bâtie dans l'enceinte du Capitole. — A Tigzirt, la grande basilique (n" 146) a peut-être été élevée sur l'emplacement d'un sanctuaire de Saturne, le grand dieu africain. — A Tipasa, une église en l'honneur de sainte Salsa remplaça une synagogue, qui avait elle-même remplacé des temples païens [Catalogus codicum liagiofjmphicorumqui asservaiilur in Bibliotkeca nalionali Parisiensi, I, p. 346, jiS): « Dans le lieu où régnaient autrefois deux cultes sacrilèges, dit l'auteur de « la passion de Salsa, l'église triomphe maintenant en honorant la martyre. »

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bâtis à la hâte, pour répondre à des besoins religieux, plutôt que pour satisfaire des goûts artistiques. On s'est plus soucié de faire vite que de faire beau^ Sans doute, il y a quelques exceptions : ainsi, les basiliques de Tébessa (n'' 138)etdeïigzirt (n" 146) sont des édifices d'une exécution soignée et d'une riche ornementation. Mais, en général, le mode de construction des éghses africaines est fort médiocre, surtout à l'époque l)yzantine.

Presque partout, on s'est servi de matériaux empruntés à des monuments plus anciens, principalement à des temples-. Il est bien peu de ruines chrétiennes où nous n'aj^ons pas constaté ces larcins. Morceaux d'entablements, colonnes, débris de portes, de pressoirs, bases de statues, pierres tumulaires : on a pris tout ce que Ton avait sous la main"'. Les murs offrent rarement des assises en pierres de grand appareil, comme dans la plupart des sanctuaires païens^. D'ordinaire, ils sont bâtis en blocage, avec des chaînes en pierres de taille, placées à des

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