Revue africaine. II, 1837-8. p
8. Poinssot, Bull, des antiquités africaines, I, 1882-3, p 37.
9. Shaw, Voi/arjes, I, p. 38. Montfort, Revue africaine, III, 1858-9, p. 250. Demaeght, Bull, des antiquités africaines, 11,1884, p. 119.
FiG. ~n. — Citerne de Gouraya.
comme exemples, les plans de trois citernes de Saint-Leu • (/?y. 76), de Gouraya^ [fig. 77) et de Colkr' {fif/. 78).
D'autres citernes, alimentées par des aqueducs, étaient des
ouvrages d'utilité publique.
Dans un site élevé et, le plus souvent, à une des extrémités de la ville, on bâtissait un grand réservoir, en épais blocage, où les eaux amenées par la conduite venaient s'emmagasiner. De là, des canalisations, dirigées en tous sens, lesrépartissaient dans les divers quartiers, les portaient aux fontaines, aux thermes, aux réservoirs des édifices })ul)lics et des maisons particulières. Les tuyaux
1. CUerne double, sur le bord septentrional du plateau (|ui porte la ville. Construction en blocage, avec revêtement en petit appareil, voûtes en berceau. Les deux ouvertures cintrées qui l'ont communiquer les deux réservoirs, ont 1"',20 de hauteur maxima. Dans la voûte du réservoir de gauche, il y a un regard. Auprès de cette citerne, on en trouve d'autres, simples ou doubles, placées dans le même alignement. — Voir dans Deiamare, Exploration, pi. 186, fig. 1-2, un autre exemple de cilerne double, à Aïn Nechma, près de Guelma.
2. Au sommet de la ville, à côté du maraliout de Sidi Brahim. Construction en blocage et en briques. Les deux piliers supportent des arcades, et les trois vaisseaux sont couverts de voûtes en berceau. Au milieu de la voûte centrale, il y a un regard quadrangulaire. Le conduit d'adduction se trouve dans un x!es angles.
3. Réservoir en blocage et en briques, situe à une des extrémités de la ville, sur un monticule (à environ loû mètres à droite de la route de Chéra'ia). 11 était divisé en deux vaisseaux par une rangée de piliers qui portaient des arcades, et ces deux vaisseaux étaient recouverts de voûtes en berceau. Du côté de la pente, à l'est, le mur est plus épais et renforcé à chaque extrémité par un massif semi-circulaire (celui du sud-est manque aujourd'hui). A cette même face est adossé un puits, dans lequel était la prise d'eau.
AQUEDUCS. CITERNES, UÉSKRVOIUS
do distribution étaient soit en plomb, soi! on argilo, plus raromcut en blocs do piorre, percés de trous cylindriques.
Ces citernes raunicipales se ramènent h deux types : 1" vaste chambre quadrangulaire, divisée en plusieurs vaisseaux par des piliers ([ui soutiennent les voûtes, voûtes d'arêtes reposant directement sur les piliers, ou voûtes en l)erceau portées sur des arcades; 2" série de compartiments accolés, et généralement parallèles, voûtés en berceau. Ce mode d'aménagement offrait plus de solidit('' que le premier et plus de facilité })Our la construction, mais il coûtait plus cher, car il exigeait plus de matériaux.
Les deux svstèmes ont été employés sinudtanément dans les vastes citernes d'Hippone, et probal)lement aussi dans celles do Tiklat.
(■elles d'Hippone' (plan, //g. 79, d'après Ravoisié ; vue,
1. Desfontaines, ]'(if/af/e ilans les régences de Tunis el d'Jh/cr, p. 220. Temple et Falbe, Relation d'une excursion à Conslanline, p. 4-.i. lîavolsié, II, pi. i2 et 43 (deux plans et quatre coupes). Papier, Bull, de rAcadémie d'Hippone^ XXII, 1886, p. 300-303 (avec un plan du projet de restauration qui a été exécuté). Le même. Lettres sur Hippone, p. 25, 30-1, 49, 221-4, 225; pi. V-XIII (vues); pi. XVII (plan, d'après Ravoisié). — Ces ruines ont lonj,'temps passé pour être rcj,'lise ou le couvent de Saint -Augustin : Nicolas de Nicolay, les Quatre premiers livres des navic/ativns et péréf/rinations orientales
FiG. 78. — Citerne de CoUo.
plancho LXXII) se trouvent sur la pente nonl-est de la colline de Saint-Augustin. L'aquoduc de l'Edougli les remplissait'. Construites eu blocage, avec des parties eu briques, elles ont été restaurées en 1893- 1 80 i, pour servir à l'approvisionuemont de la ville de Boue '^. Leur contenance est de 12.000 mètres cubes.
L'ensend)le forme un rectangle do iS mètres sur 38"\50'\ divisé intérieurement en deux pai'ties : 1" à l'ouest, un bassin, long de 40'",'-;?."), large de 17'",30, (pU' deux rangées de six piliers (de l'°,00 de côté) divisent en trois nefs; ces piliers et les saillies qui leur correspondent le long des parois, portaient des voûtes d'arêtes ; 2" à Test (côté de la pente, oîi des constructions plus massives étaient nécessaires pour résister à la poussée des eaux), sept chambres parallèles entre elles, longues pour la plupart de 18 mètres, larges de 4", 80, voûtées en berceau; au pied des parois, des ouvertures les faisaient communiquer entre elles, assurant ainsi Tuniformité du niveau d'eau et diminuant la pression.
Eu outre, deux compartimeuts sont ménagés sur la face nord. On ue connaît pas la destination de celui qui est de forme ovale. Peut-être était-ce une piscine épuratoire, dans laquelle l'eau pénétrait avant de se répandre dans les citernes''. Quant
(Lyon, 1568), p. 13 : Shaw, Voyarjes. I. p. 121. DesTontaincs (/. c.) y a reronnii avec raison des citernes.