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Entre murs

4. M. Papier {Lettres sur Ilippone, p. ±2"), dit que ce compartiment était indépendant de l'édifice et qu'il communiquait avec l'extérieur. Il croit qu'il servait au personnel ouvrier et au matériel des citernes Ce savant ajoute qu'il y a, à côté, une autre chambre de même forme et de mêmes dimensions.

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AQUEDUCS. CITERNES. RÉSERVOIHS

2Gr.

à l'autre compartiment, de forme rectangulaire, il représente la chambre de sortie. Il recevait Teau des citernes par trois canaux s'ouvrant sous des pierres de taille (en a., h et c).

Le gros mur qui sépare le bassin à piliers du groupe formé par les sept chambres présente à sa partie supérieure un galerie voûtée, longue de 40 mètres, large de 1",60, haute de 2"', 10. Un autre couloir voûté, qui la rejoint à angle droit, est établi au-dessus du nuu' séparant la troisième et la quatrième chambre; il est un peu moins large (1", 29). Ces deux galeries étaient éclairées par des regards carrés, percés dans les voûtes. Elles servaient à la surveillance des divers l)assins, que Ion pouvait examiner par des baies cintrées.

) Au sommet de cette même colline d'Hippone, ily avait d'autres oiternes, qui formaient sans doute le sous-sol d'un édifice im- ^portant'. Elles ont disparu en 1883, lors de la construction d'un hospice et de la basilique de Saint-Augustin. Le plan qui en a été dressé et qui n'est pas très net indique plusieurs séries de compartiments, que recouvraient sans doute des voûtes en l)erceau, et trois chambres, divisées en deux ou trois nefs par des piliers sur lesquels devaient reposer des voûtes d'arêtes. Peut-être une branche de l'aqueduc de l'Edougli aboutissaitelle à ces réservoirs.

L'aqueduc do Cirta, que nous avons décrit plus haut-, dé]>ouchait dans de vastes citernes, situées sur la colline du Coudiat

1. Papier, Lellies mr Hippone. p. 40-:;, 22;;; pi. XVI. Conf. Bull, de l'Académie dllippone, XVllI, 1S82, pi. XXIII. M. Papier y voit des piscines épuratoires, qui auraient reçu Teau de Faqueduc avant son entrée dans les citernes de réserve, établies plus bas.

2. Pages 2.'i2-i. — On a nié, il est vrai, que l'aqueduc aboutit à ces citernes (voir Gherbonneau, Annuaire de Constantine, 18.j3,p. 11«), mais à tort, nous semble-t-il. Conf. la planche de Ravoisié (t. 1, pi. 2}, qui montre la direction de l'aqueduc.

ACQUEDUCS. CITERNES RÉSERVOIRS

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Ati. Il n'en reste plus que de très maigres vestiges. L'une des chambres, qui a été mesurée par Ravoisié, avait 32°, 80 de long sur G mètres de large'. De ce })oint })artait une conduite qui se dirigeait vers la ville et dont les t uvaux étaient des cylindres en terre cuite d'un diamètre intérieur deU^JO, encastrés dans des blocs de ])ierre perforés ; sur ces tuyaux se lisent des estam])illes indiquant les localités voisines de Cirta où on les fabriquait : Tiditani., Uzelitani, Gcmel/i/tsrs^ Auziivpnses, Mik'vilani ~.

^ D'autres citernes, dont il subsiste de gros massifs en blocage,

étaient construites au sud-est de la ville moderne, en avant \ ,(le Bal) Djabia, « la porte des réservoirs-'^ ».

Mais les citernes les plus grandioses de Cirta i)araissent avoir été celles du Capitole, à la Casba actuelle' {Ji(j. 80, d'après Delamare). Elles ont été en partie conservées et rendues à leur ancien usage par une restauration faite il y a soixante ans. Ce sont des chambres rectangulaires, dont le grand axe est disposé uniformément dans le sens du nord-ouest au sud-est. Sauf dans la partie orientale, ces chambres se suivent sur deux rangées, que sépare un gros nuu- transversal, })ortant à sa partie supérieure un cori'idor de surveillance"'. D'étroites ouvertures mettent en communication les divers compartiments. Les voûtes,

1. Ravoisié,!, p. f», pi. 2 à gauche. Var.s, Rec. de Conslanline. XXVIII, 1893, p. 333-4.

•2. Corpus, VI U, 10471). Creuly, Annuaire de Conslantine. 18.53. p. 132-6. Poulie, Rec. de Conslantine, XIII, 1808, p 698-iJ. Doublet et Gauckler, Musée de Conslanline. p. G*- 8.

3. Cherbonneau, Annuaire de Conslanline, 18o3. p. 116. Vars, Rec. de ConstaïUine.XXWU. 1893, p. 27.5-6.

4. Temple et Falbe, Relation d'une crcursion à Conslanline, p. 9.5. Ravoisié, I, p. 30; pi. 6; pi. 9, fig. 1 et 1 bis Delamare, pi. 119. Texier, Revue archéologique, III, 1846-7. p. 734.

5. Conf. les deux couloirs de surveillance des citernes d'IIippone.

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en berceau, sont renforcées au milieu et aux extrémités paides arcades saillantes. Selon le plan de Delamare, ilyavail, à l'est, un groupe de dix cliaudjres i)l(is petites, déforme rectangulaire. L"ensend)le de la construction devait mesurer l.")!» mètres environ de long», sur 36 de large'. La contenance totale pouvait être de 30.000 mètres cuhes. L'eau provenait" de l'aqueduc de Sidi Mal)rouk,qui traversait sur un grand pont le ravin du Rummel '.

Il est pernns de supposer qu'un ou plusieurs édifices importants s'élevaient sur la vaste plate forme surmontant l'extrados des voûtes de ces citernes. Mais on ne peut rien dire de certain à ce sujet.

A Tiklat (Tubi/suc/u), les citernes d" Kl Arouïa'"' {/ig. 81 j, dont la contenance était de plus de 12.000 mètres cubes, sont situées au nord-ouestdes ruines delà ville romaine et en dehors de l'enceinte, sur la pente d'une colline. Elles sont contruites en un excellent blocage, avec des parements en pierres de jietit appa-

1. Le côté ouest était déjà détruit lors de l'occupation fraucaisc.

■2. Temple et, I*"albe donnent des mesures qui ne concordent pas exactement avec les plans de l^avoisié et de Delamare :« Quatorze de ces citernes ont « chacune la même longueur, 36 mètres; quatre autres ont 29 ",90; celles-ci « et les deux de l'extrémité sont coupées par une septième citerne, qui forme « avec elles un angle de 00°. L'espace qu'occupent ces citernes a 100'", 00 de « long sur .38'", 07 de large.» — Je n'ai pas pu obtenir de l'autorité militaire la permission de visiter ces citernes de la Casba.

3. Les citernes recevaient aussi les eaux de pluie qui tomt)aient sur les toitures des ditlérents édiHces du Capilole.

4. Voir plus haut, p. 2.';3. Outre les eaux de Sidi Mabrouk. cette conduite amenait peut-être celles du djebel Ouache, situé à 12 kilomètres de Constantine, aunord-cst (Cherbonneau, Annuaire de Conslanllne, 1853, j). IKi-V!. — Selon Vars {Hec. de Constnntlne, XXVIII, p. 2t2 et 33'»), les .-iterncs de la Casba communiquaient avec celles du Coudiat Ali, par une cunduile qui aurait traversé toute la ville. Cela me parait peu vraisemblable.

5. Meurs, Annuaire de Constanline, 18:i4-5, p. 100-1, pi. 7. Féraud, ISevue africaine. H, 1857-8, p. 306. Mélix, Bec. de Constanline, IX, ISGo, p. 42-43 et pi. IV. Vigneral, Ruines romaines de la Kabylie du Djurdjura, p. 127 et pi. XVI. Mercier, Bull. Comilc, 1888, p. 128-9.

rcnl; quelques parties sont en briques. L'ensemble forme un rectangle de 76 mètres sur 38, divisé en 15 compartiments parallèles, qui mesurent en moyenne 4"", 10 de largeur et que recouvraient autrefois de voûtes en berceau ; la hauteur entre le radier et la naissance des voûtes est 6 mètres. Les huit bassins du nord sont séparés les uns des autres par des murs de 0",80, dans chacun desquels on a ménagé trois baies de communication. Au sud, nous avons constaté de même des murs de refend aux extrémités des compartiments; mais, au milieu, il y avait, seml>le-t-il, des hgnes de pihers surmontées d'arceaux, et non des murs pleins : cette partie de la construction est du reste en fort mauvais état^

A l'extérieur, des contreforts quadrangulaires sont disposés tout le long du front oriental (côté de la plus forte pente)-, ainsi que sur le front nord ; on distingue aussi des arrachements de murs sur la face méridionale. En outre, le mur de l'est est renforcé à l'intérieur par des massifs de forme arrondie, établis aux extrémités de plusieurs compartiments. Un de ces massifs, A, entoure un puits qui servait sans doute à jauger l'eau, comme on l'a supposé •'■. Il subsiste à l'est des vestiges de deux escaliers, permettant de procéder au nettoyage.

L'aqueduc d'Itchouren^ débouchait du côté de l'ouest. Contre la face opposée est adossée un puits, B, au bas duquel se trouvait la prise d'eau. La conduite qui en partait allait desservir la ville, en se ramifiant par divers canaux.

1. On reconnaît de plus des vestiges de murs en travers des deux compartiments du milieu. Notre plan n'indique que les parties visibles.

•2. De ce côté, le mur est plus épais que sur les autres faces : il mesure 1"',60.

3. Indication de Meurs, l. c, p. 100. Ce puits n'est plus visible.

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