‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 29 sur 117 · Voir plus loin, au chapitre xii · texte numérisé non relu

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de développement ; elle est on manvais état et ne se distingue très nettement qu'à l'ouest et au sud. La porte se trouve au midi; elle est large de 2"',50 et présente des chasse- roues.

Après l'avoir dépassée, on pénètre dans un couloir, long de quelques mètres et terminé par une seconde porte semblable. Il y avaitdonc là un double obstacle, que les assaillants devaient franchir. Dans le couloir, deux passages latéraux mènent à des constructions confuses, éparses en arrière de l'enceinte, et qui étaient sans doute des communs. De la seconde porte, une longue avenue, coupée par des marches basses, monte vers la maison proprement dite.

Celle-ci mesure environ 40 mètres de côté (vue de la façade, planche XV). Les murs de clôture sont debout sur c^uelques points jusqu'à une hauteur de 9 mètres. Epais d'un mètre, ils ont deux parements accolés : le parement extérieur est formé par des pierres de taille, qui offrent des bossages dans les assises les plus basses; l'autre parement est en moellons. Au dedans, les murs sont construits soit en pierres de taille, soit en blocage avec des chaînes en pierre ; quelques parties sont en briques. La maçonnerie est médiocre et l'on constate des irrégularités assez choquantes dans la pose des assises. Tout cela sent la décadence.

L'entrée s'ouvre au fond d'une petite cour, resserrée entre deux tours carrées et décorée de colonnes engagées (voir fig . 35) . Le portail est cintré ; l'arcade et les impostes présentent des ornements à relief plat: tresses, pirouettes, rubans ondulés, etc. On y voit aussi deux monogrammes chrétiens de la forme dite constantinienne, en usage au iv' siècle ^ Sur la clef de l'ar-

1. Un monogramme semblable est tracé au-dessus d'une des portes intérieures.

104 LES .MO.MME.NTS ANTluLES DE L ALGÉRIE

cade, une couronne sculptée enferme l'inscription : (( Sjjfs in Deo Fcriiii^I Amcn!^) Ce Fcrinns était évidemment le propriétaire du lieu.

Le portail donne accès k un vesiiljule dallé. A droite, on rencontre deux salles étroites, pourvues de rangées de cuves, qu'abritent de petites niches. C'étaient des cuisines ou dos offices plutôt que des écuries, car il aurait été difficile d'y loger commodément des chevaux'^'. Sur une des parois, est sculpté un vase à deux anses. — A gauche, s'ouvre un second vestibule, donnant : 1" sur un escalier qui conduisait à un étage, audessus de la partie antérieure de la maison; 2° sur un appartement composé de trois pièces ; 3° sur la cour intérieure dont nous allons parler.

Cette cour, qui communi(piait également avec le premier vestibule par une porte basse, mesure 16 mètres de largeur. Elle était bordée sur ses quatre côtés par des portiques, ([ue soutenaient des colonnes ondes piliers octogonaux. Les chapiteaux, lourds et grossiers, sont d'un ordre corinthien très dégénéré ; entre les feuillages, on a parfois sculpté des chevaux, des rosaces, des palmes. Sous l'espace qui était à ciel ouvert, se trouvent deux grandes citernes. Des baies sont ménagées dans les nuu's des portiques et donnent accès à divers appartements, établis sur les flancs et au fond de la coiu\ Sur chacune de ces trois faces, on dislingue une grande salle ; celle de gauche présentait par devant une colonnade. A droite, le montant d'une porte offre une sculpture assez curieuse, quoique d'un art fort maladroit : une gazelle et, derrière elle,

\. Ephemeris epifjrap/iica, \l], S36. FERINI, ou peut-être FERIANI, FA et N étant liés. La lecture PEREXXIS n'est pas admissible.

2. 11 est tout naturel de penser que les tcuries se trouvaient en dehors de la maison, dans les communs.

CO.NSTRCCTIO.XS .M1L1T.AIUES. (U Vn V, rs n. n^

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106 LES MOiNUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

un chasseur armé d'une pique et accompagné d'un lévrier. Partout on a retrouvé les traces de l'incendie qui détruisit cet édifice.

I Le château de Kaoua est un type parfait de la maison de 'campagne fortifiée, nous pourrions dire de la demeure seigneu- 'riale, où les nécessités de la défense n'excluaient pas la recherche d'un certain luxe'. Il date du Bas-Empire, probablement de la fin du iv" siècle. Il serait à souhaiter qu'on le déblayât complètement et qu'on dégageât tout l'espace compris dans l'enceinte.

1. Dans le voisinage même de Kaoua, il y a plusieurs constructions analogues, qui n'ont pas été fouillées. Voir Demaeght, Bull. d'Oran, 1887, p. 278 ; Marchand, ibid., 1895, p. 210-211.

On sait quels résultats heureux eut la conquête romaine pour le pays qui s'appelle aujourd'lmirAlgérie. Ce fut surtout au if siècle de notre ère et dans le premier tiers du iif que cette région put se développer, grâce à la paix qui y régna. Les anciennes villes puniques ou indigènes se transformèrent et s'agrandirent; ailleurs, en particulier au pied de l'Aurès, de nouvelles cités furent fondées et devinrent très prospères.

Ces villes se parèrent de beaux monuments, construits dans le style hellénistique qui régnait alors sur toute l'étendue du monde romain. Les magistrats municipaux consacraient à l'ornement de leur patrie, la plus forte part des sommes qu'ils devaient verser à leur entrée en charge et des libéralités qu'ils ajoutaient à ces taxes légales. D'autres les imitaient, par ambition ou par vanité. Ce zèle était encouragé ou provoqué^' par les fonctionnaires impériaux, qui, eux-mêmes, donnaient l'exemple. On employait souvent les soldats comme maçons, les ingénieurs militaires comme architectes : ainsi, Thamugadi ; fut bâtie par la troisième légion.

Les guerres qui ont ravagé l'Algérie pendant des siècles, les constructions hâtives des Byzantins, les dévastations des

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indigènes, des Vandales, des Arabes n'ont pas anéanti tous les témoignages de cette splendeur. Il faut même dire que le développement de la colonisation française a été plus funeste aux monuments antiques que la barl)arie ou l'incurie de nos devanciers; et pourtant les Roumis auraient dû respecter, presque comme des titres de propriété, les souvenirs laissés par ces Romains dont ils sont venus recueillir l'héritage.

En divers endroits, on voit encore, ou Ton voyait naguère, <le vastes ensemljles de ruines, permettant de reconstituer Taspect de quelques-unes de ces villes, si florissantes il y a seize siècles.

L'emplacement qu'occupait jadis Riisicade était à peu près désert lorsque les Français y fondèrent Philippeville, en 1838'. Un amphithéâtre et un théâtre s'y élevaient, presque intacts; lors des travaux d'installation, on mit au jour les restes d'un grand temple, d'un château d'eau, de vastes citernes, de plusieurs mausolées, etc. La proximit('' des carrières de marbre du Filfila avait permis aux habitants do Rusicade un luxe de construction qui ne se retrouvait pas dans des cités romaines plus importantes. De tous ces monuments, on n'a guère respecté que le théâtre; encore a-t-il servi de carrière pendantplusieurs années.

Ciria, aujourd'hui Constantine, était déjà une grande ville aux temps des rois numides ; les Romains l'embellirent à leur tour. Aujourd'hui, presque tous les vestiges de ce passé glorieux ont disparu ~. Au point culminant de la ville, sur la

t. Pour les ruines de Rusicade, voir : Ravoisié. £jploralion. 11, pi. 43-66: hebirnave, Eaploration. "p]. 13-48. 111, 136, 160; De MarciUj-, Annuaire de Constanllne, 1833, p. 26-28; Fenech, Histoire de Philippeville, p. 10 et suiv. ; Yars, Rusicade et Stora, ou Philippeville da)is l'antiquité (Constantine. 1896) ; Gsell et Bertrand, Musée de Philippeville, p. 3-6.

2. Pour les antiquités de Constantine, voir surtout : Temple et Falbe, Relation d'une excursion à Constantine, p. 12-98; Ravoisié, I, p. 3-36 et pi. 1-19;

place (lu Capitule (à la Casba), se vu^-aient les restes de deux grands temples: on lésa rasés en 1840. Vers la fin du siècle dernier, un bey avait fait jeter par terre un arc de trionipiic h trois ouvertures ' ; un autre arc, une })orte moinunentale ;i quatre faces, une jolie construction (Tordre corinthien, accostée d'une grande arcade, ont été démolis depuis notre occupation. Le i)ont gigantes(iue (pii traversait le ravin du Ivummel et ([ui avait été restauré en 1792, s'est écroulé en 1857; de la construction romaine, il ne subsiste guère (pie deux piles. L'emplacement du théâtre ne se distingue même plus. Le curieux tombeau de l'orfèvre Praecilius, décoré de peintures et de mosaïques, est enseveli sous des déblais. On a brisé une belle mosaïque, représentant Neptune et Amphitrite '. La vaste nécropole du Coudiat Atl a été pillée, et non étudiée. On n'a épargné que les grandes citernes du Capitole, qui ont pu être utilisées, et les ruines imposantes d'un des aqueducs aboutissant à Cirta.

Tébessa, saccagée }dus d'une fois, a été néanmoins habitée l)resque de tout temps. Les bâtisses byzantines, berbères et arabes y ont absorl)é ou couvert la plupart des monuments anti(iues -K Cependant , il reste de Theveslc un arc de triomphe et un temple, qui sont les plus beaux édifices romains de toute l'Algé-

Delaniarc, pi. 113-159; Cherbonne.iii, Annuaire de Conslantine, 1853, p. 102l:]l: Vars, Rec. de Const., XXVIII, 1893, p. 236-343 — Vars, Cirla (Gonstantine, 1893), p. 15-12>.

1. Il est possible, cependant, que cet arc ait été détruit un peu plus tard : Temple et Falbe, p. 72.

2. Une autre mosaïque de Constantine, presque semblable, est aujourd'hui au Louvre.

3. Les ruines romaines de Tébessa ont été étudiées en particulier par Moll, Ann. de Const., 1858-9, p. 26-86; Girol, Rec. de Consl., X, 1866, p. 173-216 ; Playfair, Travels in llie footsleps of Bruce, p. 103-113; Héron de Villefosse, dans le Tour du Monde, 1880, il, p. 6-32; Ballu. Tébessi, Lambèse, Timgrid (Paris, 1894).

no LES MOM'MENTS AMIQUES DE L ALGÉIUE

rie. Nous les étudierons plus tard endëtail. Dans la partieméridionale de la ville franco-arabe, s'élève un long mur, en pierres de taille de grand appareil; il a certainement appartenu à un édifice très important. Près de là, sept pieds-droits, débris d'un long portique, ont été encastrés dans le rempart byzantin. Au sud-est, on reconnaît à peine remplacement d'un amphithéâtre. Des thermes, découverts au sud-ouest, ontété complètement rasés, et il n'en subsiste plus que de belles mosaïques, aujourd'hui au musée de Tébessa. Plus loin, vers l'ouest, quelques pierres de taille encore en place indiquent un arc de triomphe, qui était sans doute dressé à l'entrée de la ville romaine. L'aqueduc, long de 500 mètres, qui amenait à Theveste les eaux de la source d'Ain el Bled est d'origine antique ; mais il a été plusieurs fois remanié. A un kilomètre de Tébessa, ail nord, un mausolée hexagonal est devenu une chapelle en riionneur d'un santon musulman. Enfin, un grand enscmljle de ruines, désigné sous le nom de Vieux Tébessa (Tébessa Khalia) est situé à 2 kilomètres et demi au sud-ouest de la ville K II est difficile d'en déterminer la nature. On y distingue : 1° les restes d'un aqueduc ; 2" un vaste enclos de 115'", 50 de long sur 102 de large, à l'intérieur duquel s'élevait un petit édifice circulaire de 6 mètres de (Hamètre, présentant des colonnes sur tout son pourtour; 3° une construction carrée de 26°'50, de côté, dont la partie centrale est occupée par une grande cour circulaire, décorée de colonnes et pourvue d'un petit bassin au milieu, d'une piscine (?) au sud; 4° une salle en forme de trèfle. Tous ces monuments paraissent être d'assez basse époque.

1. Chédé, Eec. de ConsL, XXII, 1882, p. 269-279, pi. XVIll-XXI. Sériziat, Bull, de V Académie d' H ippone, XXII, 1886, p. 34-35.

Caesarea, capitale du royaume de Juba II et de la province de Maurétanie Césarienne, couvrait un espace de 2 kilomètres et demi de long, sur 1 kilomètre et demi de large. Après Cartilage, elle était la plus peuplée et la plus riche des cités de TAfrique du Nord'. Des fouilles faites à diverses reprises, en dernier lieu par M. Waille, ont mis au jour un grand nombre de belles statues et dégagé des ruines d'édifices importants. Il y aurait encore d'intéressantes trouvailles à faire à Clierchel, si le sol de la ville antique n'était pas presque entièrement couvert par des maisons modernes et par dos cultures.

Un temple 2, vaste et luxueux, s'élevait sans doute en arrière de l'Esplanade actuelle : on a recueilli beaucoup de morceaux d'architecture appartenant à ce monument. Un autre temple, dont on ne reconnaît plus que le soubassement, existait dans la partie occidentale de Caesarea. Le théâtre, bien conservé en 1848, n'est plus représenté que par un trou béant: on en a pris toutes les pierres. L'amphithéâtre et le cirque se distinguent nettement, mais ils n'ont pas été fouillés. Des restes de thermes se dressent sur trois points ; ceux de l'ouest offrent des ruines très imposantes. Ajoutons à cette énumération une grande piscine, des réservoirs dont on se sert encore aujourd'hui, des vestiges de maisons ornées de mosaïques, une infinité de tombes dans les deux grands cimetières situés à l'ouest et à l'est de Caesarea.

i. Sur Cherchel, voir : De Blinière, l\evue archéologique, \\ 1848, p. 344-352; Ravoisié, III, pL 21-52; Wahu, Bulletin monianenlal, XXVI, 1860, p. 147-157; De Verneuil et Bugnot, Bévue africaine, XIV, 1870, p. 130-144; Héron de Villefosse,-i;c/nties desMissions, 3'série, H, p. 391-394 ; Waille, De Caesareae motiumentis quae supersunl (Alger, 1891), et diverses notes de cet auteur dans les Comptes Bendus de l'Académie des inscriptions, depuis 1886, et dans le Bulletin archéologique du Comité, depuis 1890; Gauckler, Musée de Cherchel, p. 5 et suiv. ; Gsell, Guide archéologique des environs dWlger, p. 39-68.

2. Ou un palais car la destination de l'édifice n'est pas certaine.

Nous avons décrit (p. 98) le rempart do Tipasa, cité voisine de Cliercliel. Cette ville est curieuse surtout par ses monuments ;chrétiens. Mais on y voit quelques ruines d'une époque plus ancienne' : des thermes, dans lesquels on a récemment aménagé des caves, un théâtre que des entrepreneurs ont dévasté, un amphithéâtre mal conservé, un château d'eau, un édifice qui ])araît avoir été une liasilique judiciaire, des mausolées. Dans plusieurs quartiers de la ville antique, les maisons et le tracé des rues se reconnaissent avec une grande netteté.

^lais c'est à Timgad que nous devons nous transporter, si nous voulons nous rendre un compte exact de ce qu'était une cité romaine en Afrique, au if et au m" siècle de notre ère. Thamufjtull. la Pompéi africaine, comme on aime à l'appeler, est aujourd'hui connue de tout le monde, grâce aux fouilles du Service des monuments historiques"^. Commencées en 1881 par un architecte éminent, Duthoit, qui fut trop modeste et qui mourut trop tôt })Our recueillir le fruit de ses efforts, elles ont été poursuivies activement : le centre de la ville est aujourd'hui déblayé. (Voir jdanches XYI et XYII. )

La colonie de Thamugadi [colonia Marciana Traiana Thamurjadi) fut fondée en l'année 100, sous le règne de Trajan, par la légion /// Augusta. Elle était destinée à devenir « une

1. Gsell, Mélanf/es de l'École de Rome, XIV, 1895. p. 3-22 et suiv. Id.. Guide archéologique, p. 103 et suiv.

2. Voir le grand ouvrage de Bœswillwald, Gagnât et Ballii, Timgad, une cite' africaine sous l'emplie romain (Paris. 1891 et années suivantes) ; six livraisons ont paru. Conf. divers ouvrages de M. Ballu : Tébessa, Lambèse. Timgad (Paris, 189i) ; Les ruines de Timgad (Paris, 1897); Guide de Timgad {Paris, \8dl). Parmi les travau.v plus anciens, nous citerons les articles de Masqueray dans la Revue africaine, XX. 18"6, p. 166-172, 257-266, 352-366, 456-459, et la notice anonyme [elle est de Duthoit], publiée dans le Recueil de Constantine,X\U, 1882, p. 33i-346, avec un excellent plan, paru au tome XXIII (1883-4) du même Recueil. — Voir aussi Boissier. l'Afrique romaine (2' édit.), p. 175 seq-

« pépinière de citoj'ens romains, aptes à remplir les vides de <( la légion d'Afrique, en môme temps qu'un foyer de civilisa- « tion pour le pays environnant' ». On ne jugea pas à propos de l'entourer d'un rempart, que le voisinage du camp de Lambèse aurait rendu inutile'-.

Elle fut détruite de fond en comble par les ^laures, quatre siècles plus tard, et, depuis lors, elle demeura à peu près dans l'état où la mirent ces barbares. Les Byzantins se contentèrent d'y élever une forteresse pour barrer la route du défilé de Foum Ksantina, un couvent-'-, peut-être de misérables maisons et quelques pauvres cliaiiidlos. Timgad n'est jamais mcMitionnée, croyons-nous, dans la période du UHiyo.i âge. Elle resta déserte pendant des siècles ; nul étal)lissement berbère important ne vint se superposer aux ruines de la colonie de Trajan.

Bâtie dans une plaine ondulée, Thamugadi occupait une superficie d'environ GO bectares. Elle était traversée dans toute sa longueur (800 mètres) par une rue qui, comme l'avenue principale des cités grecques d'Asie '', présentait, au moins dans sa partie centrale, des portiques à colonnades, abris contre la pluie et le soleil. Cette voie, orientée de l'ouest à l'est, était celle que les Latins appelaient le ^/^c?mm/i «.s maximum; elle se confondait d'ailleurs avec la grande route qui longeait le massif de l'Aurès et les monts des Nemenchas, de Lambaesis à Tbeveste, A ses deux extrémités se dressaient deux arcs monumen-

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