‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 30 sur 117 · Gagnât, Timfffid, p. v · texte numérisé non relu

Gagnât, Timfffid, p. v

2. Il est fort possible que l'établissement de la /// Au(/usla h Lambèse ait eu lieu à la même époque que la fondation de Thamugadi.

3. Cette forteresse et ce couvent sont à une certaine distance de la ville romaine.

i. Gonf. Renan, les Apùlres, p. 210; Choisy, Hisloire de l'arcltilecliire, f, p. 601.

n4 LES MONUMENTS ANTIQUES DE L ALGERIE

taux'. Un arc analogue, le célèbre « arc rie Trajan », décorait la même voie, au centre de la ville, à peu de distance du forum. Des rues étaient établies parallèlement à cette artère maîtresse; d'autres, dont plusieurs offraient des portiques, venaient déboucher sur elle. D'ordinaire, dans les colonies romaines, le decumanus maximus était coupé, vers le milieu, par une autre grande voie, le cardo ina.iimus^ qui traversait toute la ville, du nord au sud. A Thamugadi, le cardo est remplacé par deux larges rues, qui, tout en étant perpendiculaires au decumanus, ne se trouvent pas dans le prolongement l'une de l'autre. Un arc indiquait l'entrée de la colonie à l'extrémité de la rue du nord, disposition qui devait se répéter au sud-.

Ces voies sont pavées de larges dalles, où les roues des voitures ont laissé des ornières. Çà et là, s'élèveut de jolies fontaines.

Le forum est longé par le decumanus, et sa grande entrée s'ouvre en face du cardo nord. Nous décrirons plus tard cette place, ainsi que ses annexes : curie, basilique judiciaire, temple, etc.

Nous devons d'ailleurs nous contenter d"énum''rer ici les principaux édifices de Thamugadi appartenant à l'époque romaine; nous les retrouverons dans les chapitres suivants. Ce sont : l'immense temple du Capitole, qui dominait toute la ville, un petit sanctuaire élevé sur une cour dans le quartier occidental, le marché qui lui fait face, les établissements de bains (on en connaît trois), le théâtre. Plusieurs îlots de maisons ont été dégagés. Des tombeaux bordaient les voies qui

1. Nous parlerons au chapitre v de celui de l'ouest. Quanta celui de l'est, on est en train de le déblayer (juin 1901).

2. Les restes de la porte méridionale n'ont pas encore été retrouvés.

sortaient de Tliamiigadi dans la direction des quatre points cardinaux; on ne les a pas encore fouillés.

L'œuvre intéressante accomplie par le Service des monuments historiques à Timgad pourra être entreprise avec le même succès en divers autres lieux de l'Algérie, où les ruines des villes antiques ne sont pas recouvertes et encombrées par des bâtisses plus récentes, en particulier à Lambèse, à Dje-( mila, à Khamissa et à Announa.

Les familles des soldats et les trafiquants qui vivaient de leur commerce avec la légion, habitèrent d'abord des baraquements dressés à quelque distance du camp de Lambèse. Puis, des maisons plus confortables furent construites. Des vétérans se fixèrent dans la ville naissante, et, àpartirde Septime-Sévère, les légionnaires eux-mêmes eurent le droit d'v demeurer avec leurs femmes. Lambaesu devint un municipe dès l'époque des Anto-; nins'; plus tard, elle fut élevée k la condition de colonie. Dans la seconde moitié du if siècle et au début du nr, de beaux édifices y furent bâtis par la main-d'œuvre militaire.

Des fouilles ont été faites jadis, dans la ville de Lambèse, par des officiers et par les déportés de 1851 ; Duthoit les a continuées, il j a une vingtaine d'années; les travaux de déblai, interrompus depuis, seront sans doute repris prochainement ~. A l'heure actuelle, trois temples sont dégagés sur la colline qui portait Lambaesis : le sanctuaire d'Esculape avec les chapelles voisines, le Capitole, enfin un troisième temple dont on ignore lé

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