MARCHÉS
Ce monument est d'une décoration fort élégante et offre des dispositions architecturales remarqua!)les. 11 était orné de plusieurs statues du fondateur et de sa femme.
Au nord-ouest du marché, on voit un édifice qui en était peut-être une annexe. C'est un hâtiment rectangulaire, de 24"", 25 de long sur 10™, 40 de large, précédé d'un portique qui regarde le dccumanus; et terminé par une abside dont l'ouverture est flanquée de deux pilastres. Il est dallé ' ; une toiture en charpente et en tuiles le recouvrait. Dans l'abside, on a trouvé la base d'une statue de la Concorde des empereurs Valentinien et Valons, érigée vers 365-.
A Anuouna, Bernelle a en partie dél)layé une ruine assez vaste •'^, à gauche de la grande voie qui allait de Tare à deux ouvertures, formant l'entrée méridionale de la ville, à l'arc à une baie, dressé, croyons-nous, en avant du forum.
Les murs extérieurs sont en blocao'e, avec des chaînes en pierres de taille. Une cour dallée, à peu près carrée (elle mesure 18™, 20 sur 17™, 30), occupe le centre; elle était bordée, sur ses doux faces latérales et au fond, par des portiques, larges de 4™, 70, élevés de 0™,70. Des colonnes soutenaient ses toits de ces galeries : aujourd'hui, il ne reste plus que les dés en pierre qui portaient leurs bases. Une mosaïque ornementale formait le pavement du portique du fond. A l'extérieur, une sorte de galerie, large de 4™, 50,
1. Au centre de la salle et dans l'abside, les dalles sont en calcaire noir et en porphyre rouge.
2. Un fragment d'inscription, trouvé à quelques mètres des deux édifices que nous venons de décrire, fait mention d'une place et sans doute aussi d'un marché aux étoffes : <i foru[m]... [cum basUica ?] veslia[ria\ ».
3. Poulie, liée, de Consfantine, XXVI, 1890, p. 3i8-332. Bernelle, ibid., XXVII, 1892, p. 107-8 et plan à la page 101 (description et plan inexacts).
parait avoir été adossée au mur de droite. Tout cela est en fort mauvais état et à peine distinct.
La façade regardant la voie présentait une inscription, longue d'environ 6 mètres, dont Bernelle a recueilli de nombreux fragments. Elle indique que la construction date du règne de Septime-Sévère'. Des statues d'un liumme en toge et d'une femme drapée décoraient l'entrée.
Il se pourrait que cet édifice ait été un riiacel/um : le plan présente des analogies avec celui du bâtiment d'Eumacliia, à Pompéi, dans lequel M. ^lau -' veut voir un marché aux étoffes 3.