‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 141 sur 285 · Corpus, VIII, T.m · texte numérisé non relu

Corpus, VIII, T.m

3. Corpus, VIH, mis. Conf. De Rossi, ta Capsella argentea africana p. 17.

-4. Gi-aillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 59.

5. Ravoislé, I, p. 63-5 ; pl. 51-3. Delamare, pl. 104, fig. 3. Lenoir, Architecture monastique, I, p. 245-7. Amé, les Carrelages émaillés du Moyen Age et de la Renaissance, ]). 15 et 28. Schnaase, Geschichte der bildenden Kunst (2» édit.), m, p. 35, n. 4. Schultze, Archiiologie der altchristlichen Kunst, p. 67, fig. 17. — Notre plan reproduit celui de Ravoisié, mais en supprimant les parties restituées par cet architecte (sauf quelques bases de colonnes).

soixantaine d'années ; dès cette époque, elle était très ruinée ; aujourd'hui, on n'en distingue plus que de maigres vestiges. Longueur 26"", 80, largeur 16 mètres.

La porte qu'indique Ravoisié n'est pas percée dans le mur de façade, mais un peu en arrière, dans la paroi de droite ; il y avait peut-être d'autres

entrées. A l'intérieur, les "F ^mim» 'mmm^'

trois vaisseaux étaient

séparés par deux colon- | nades, dont les éléments ' v paraissent avoir été pris ailleurs (bases attiques à socle bas, chapiteaux corinthiens). On voit, d'après le plan et la coupe de P^avoisié, que l'espace réservé k l'autel était surélevé d'environ 0°',50 et entouré d'un mur, qui, lors des fouilles, ne dépassait pas 1 mètre de hauteur. Il est probable qu'il ne montait guère plus liaut et qu'il formait simplement la clôture d'un

chœur. Ravoisié interrompt les deux colonnades à cet enclos; peut-être se prolongeaient-elles par des piliers, posés au-dessus du mur. Le chœur était percé de trois portes, précédées de degrés : l'une s'ouvrant sur la nef, les deux autres sur les bas côtés. La disposition du fond nous échappe : la

FiG. 121. — Basilique de Djemila.

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seule chose certaine, c'est qu'il n'y avait pas d'abside.

Une belle mosaïque couvrait le sol des bas côtés et de la nef, en avant du chœur ; il n'eu reste plus que quelques cubes. Des motifs ornementaux enfermaient des médaillons, que remplissaient des animaux divers, entre autres une colombe tenant dans son bec un rameau d'olivier. Cinq médaillons étaient occupés par des inscriptions' nommant des personnages, qui, à la suite de vœux, se cotisèrent pour faire exécuter ce pavement.

L'excellent style de la mosaïque, ainsi que les fonctions exercées par les donateurs- permettent de croire que l'église est antérieure à la conquête vandale. Elle a été détruite par le feu, comme l'attestent les cendres et les charbons trouvés en abondance dans les décoml)res.

Elle était flanquée, au sud et au sud-ouest, de plusieurs bcàtiments, trop mal conservés pour être distincts.

Delamare voyait dans cet édifice un temple'^; Schnaase, une basilique civile de l'époque du Haut Empire; Ravoisié, Lenoir, De Rossi, M. Muntz '', etc., y ont reconnu avec raison une basili(|ue chrétienne ''.

On a recueilli à Djemila (l'endroit précis de la découverte n'a pas été indiqué) des fragments sculptés*", ayant appartenu

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