Diehl, Afr. byz., p
350 Li;S 3J0NUMEMS ANTKjUES DE i/aLGÉRIE
silios los luios (les autres aux ciulroits les plus cxixjsés, moins rappnjcluH's ailleurs. A l'intérieur de la ville, et (ronlinairo dans une i)()si(ion élevée, se trouve une citadelle, dernier refuge des défenseurs; elle était quelquefois dominée par un donjon.
2" Les forteresses, les unes isolées (au moins dans le princiite) et gardant des points stratégiques, les autres construites au centre ou dans le voisinage immédiat de certaines villes qu'elles lirotègent. La ville reste ouverte ou bien elle n'est entourée que d'un simiJe mur. Ces castella sont généralement rectangulaires, avec des tours aux angles; d'autres tours se di-essent souvent au milieu ou le long des quatre côtés. Cependant, quel(iues forteresses ont une forme i)lus irrégulière: par exemple, celles de Taoura, de (luelaa Sidi Yaliia et de Mdaouroucli ; dans les deux premières, l'enceinte s"adai)te aux contours d'un mamelon à pentes raiiides.
3" Les petits postes, qui sont des carrés ou des rectangles, ordinairement sans tours.
Une disposition aussi simple se retrouve dans L's fortins qui servaient d'a])ris tempoi'aires aux j)opnlations et qui n'étaient 1 as des ouvrages officiels.
Dans cette catégorie de fortifications non offici(dlos nous rangei'ons aussi les murailles assez grossières et le plus souvent dé^xturvues de tours, qui défendaient un certain iiomhre de
1. Nous ne voulons pas dire, naturellement, que le gouvernement impérial ait été indifférent à ta construction de ces ouvrages. 11 est évident qu'ils ne purent être exécutés qu'avec son autorisation et r(ue, fréquemment, ils durent l'être sur son initiative. Pour faciliter la surveillance des alentours, on les élevait de préférence dans des lieux découverts, d'où l'on pouvait échanger des signaux avec les forts voisins; quelques-uns étaient situés sur des routes importantes. Par là, ils tenaient leur place daus le syslème général de défense de l'Afrique du Nord. Mais ils étaient avant tout des ouvrages de défense locale, construits par les soins des habitants et sans doute dépourvus de garnison.
villes, et, d'autre part, les refaites ('taljlis dniis des lieux difficilement accessibles, où les campa i:;nards se l'eiiraient en cas de danger. Au début de ce livre', nous avons mentionné des refuges analogues, dont bs uns doivent dater d'une époque beaucoup plus ancienne que la donnnation byzantine, dont d'autres, au contraire, paraissent assez récents. Mais ces refuges sont construits en pierres brutes, enlassées les unes sur les autres; ceux dont il s'agit ici ont des murs en pierres détaille, formant doulde pai-einent : ils soni-, par conséquent, de tj-pe l)yzantin.
On employa, pour bâtir ces divers ouvrages do défense, tous les matériaux disponibles, les pierres rich:'ment sculi)tées aussi bien que les i)lus simples blocs '. En général, on n'eut ]»as besoin de démolir des édifices plus anci mis : presque partout, on avait sous la main des ruines, accunndées par les dévastations des Vandales et des 13erl)ères. Des nionuments romains, restés debout, furent parfois incorporés dans les nouveaux remparts : à Tébessa, l'arc de Caracalla devint une des tours de la place forte; à Zana, l'arc de Macrin forma l'un des côtés d'un fortin; à Guelma, l'enceinte du Haut Empire parait avoir été en parti? conservée ; des portes monumentales furent encastrées dans des murailles à Announa, à Kliamissa, à Kissa'"^.
La caractéristique de la construction byzantine est, nous