Diehl, Afr. bijz., p
3. A Ilenchir el Hammain (au sud de Guehiia), un mausolée servit de noyau à un fortin : conf. plus haut, p. 67. A Ksar Mahidjiba, une enceinte entoura un temple (voir tome 1, p. 130-1). Selon M Toussaint {Bull. Comité, 1897, p. 269), le forlin de Ksar el Ahmar, dans la région d'Aïn Beïda, serait un ancien sanctuaire païen dont les parois auraient été enveloppées d'une chemise en gros blocs.
352 LES MONCMENTS ANTIQL'ES DE l'aLGÉRIE
Tavoiis dit, le double parement en pierres de taille ^ Dans beaucou}) de fortins et dans certaines enceintes, ces deux parements se touchent et forment un mur épais de 0'",80 à 1 mètre. Mais, le plus souvent, ils sont séparés par un intervalle de largeur variable, que remplissent soit des moellons, soit des blocs de grand appareil et d'autres matériaux d'emi'.runt, jetés pèleméle et noyés dans du mortier. De longues jierros, posées en travers, forment des boutisses reliant les deux parements-. Dans les grandes forteresses, la largeur du mur est, en moyenne, de 2°, 30; elle atteint parfois 3 mètres Les tours ont d'ordinaire une épaisseur moindre, i",60 en moyenne^. Ces tours, qui f()nt toujours saillie en avant des courtines, sont, pour la })lupart, quadrangulairos ; cepemlant, on trouve assez fréquemment des tours rondes, surtout aux angles; d'autres formes (elliptiques, à pans coupés) ne se rencontrent que par exception. Les courtines, qui atteignaient 7 à 8 mètres de hauteur à Tébessa, à Mdaourouch, à Sétif, étaient jadis bordées de créneaux, surmontant le parement extérieur. Par derrière s'étendait le chemin de ronde ; souvent on l'élargissait, soit en adossant au parement intérieur des contreforts, reliés par des arcades qui portaient un dallage (c'est le cas à Mdaourouch), soit en faisant saillir au sommet de la courtine de longues pierres ou des poutres en 1)ois qui soutenaient un balcon (à Téljessa et à Sétif). On montait au chemin de ronde par des
1. Voir à ce sujet Dieh], Afr. byz., p. 148. — Il ne faudrait pas croire cependant que ce mode de construction n'ait été employé que dans les régions soumises à la domination byzantine. Ainsi on le retrouve, en Maurétanie, dans le mausolée de Blad Guitoun et dans les enceintes qui entourent les Djedar (voir au chapitre suivant).