‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 227 sur 285 · Conf. tome I, p. 110 cl · texte numérisé non relu

Conf. tome I, p. 110 cl

Byzantins ont transformé en un ouvrage de défense. L'épaisseur de ces tours varie de 1",50 h 2'", 10; elle est plus forte du côté do la ville qu'aux faces extérieures. « Sur le dessus de « la courtine, dit M. DiehP, à une hauteur de 7 ;i S mètres « au-dessus du sol. régnait un chemin de ronde assez large,

Fiii. 154. — Place forte de Tébessa.

faisant tout le tour de l'enceinte. Il était couvert vers l'exté

1. M. Diehl a étudié les plans dressés par le Génie en 1853, avant toute restauration. Ces plans contiennent des détails que Ton ne peut plus vérifier sur place.

3o6 LES MONUMENTS ANTKjrES DE l'aLGÉRIE

« rieur yar un haut parapet crénelé. ])e fortes pierres })lacées « en encorbellement, de manière ;i déborder le parement inté- « rieur du rempart, soutenaient les larges dalles qui formaient « le cliemin de ronde, et constituaient ainsi une sorte de bal- « con surplombant la muraille intérieure... On accédait à ce « chemin de ronde par des escaliers placés en différents points '< de Tenceintc. On en voit encore un à coté de la porte do <( Caracalla. »

Les tours s'élevaient ;i 16 ou 17 mi'tres. Une voûte d"arè(es appareillée, qui reposait sur quatre iiilastres d'angle, couvrait chacune des salles inférieures. A la hauteur du premier étage et du cliemin de ronde, la tour était tl nquée de doux guérites pour des sentiiudles. On enti'ait dans la salle sui)érieure par une ou deux portes rectangulaires, donnant sur les courtines. « Au-dessus, une large fenêtre (■arr(''(' éclairait cette pièce; <c sur les autres faces, des meurtrières étaient ména ées dans <( l'épaisseur du mur. Pour couvrir la salle, il y avait en géné- <i ral une voûte — la chose n'rst pas «-crtaiiie — ou plutôt un « plancher, formant une plate-iorme ;i laquelle on montait « par un escalier intérieur, adossé ;i la muraille de la tour. <( Cette terrasse était soutenue i»ar quatre forts piliers, placés « aux angles de la salle. » Toutes les portes })ratiquées dans les tours, soit au niveau du S(d, soit ii la hauteur du cheiuin do ronde, se fermaient })ar rint(''rieur.

Les portes de la ville étaient au nombre de trois. La princijiale avait été ménagée dans l'arc île Caracalla, dont on avait ))0uché les Ijaies latérales (;i l'uuest et ii l'est) et rétréci la baie antérieure (au nord). Sur le front oriental, un passage voûté .s'ouvre entre deux tours, très raj)prochées l'une de l'autre'; 1. L'entrée de ces deux tours se trouve sous le passage.

Pl. XCVI

'A Fontemoing, Hdit., F-itis ' IMiototypie Berthaud, Paris

Porte de la ville byzantine de Tébessa

C0>'STIîUCT10NS DÉFENSIVES DE BASSE ÉPOQUE 3!V

OU rnppoUo aujourd'hui la porte Solouion (planche XCVI) Enfin, il y a une i)etite polerne (dite d'Aïn Chela) au pie* d'une des tours du sud.

Une inscription, placée ;i la porte septentrionale', indiqu* que la cité de Tlieveste fut entièrement réédifiée parles soins de Solonion, maître de la milice, préfet d'Afrique, patrice, après la disparition des Vandales et l'extermination de toute la race des Maures. Les titres du général grec paraissent se rapporter à l'année 53.")'-. Moll a calculé (pie la construction de CCS murailles a du nécessiter l'emploi journalier de 800 ;i. 850 ouvriers, en admettant qu'elle ait été faite en deux ans. 11 110 faut pas oublier qu'on hâtissait alors des ouvrages seniblahles en beaucoup d'autres lieux.

Autour du rempart (pie nous venons de décrire, on remarque ça et là des vestiges d'une autre enceinte. ;i contours très irréguliers, qui était d'une ma(';o;inorie bien plus grossière et qui devait s'élever beaucoup moins haut. Moll la croit de date plus récente. Elle devait i)i'otéger un faubourg.

Ksar Barai [Bagai] . — En 539, les Byzantins trouvèrent cctt(^ ville déserte-'. Peu de temps a^rès sans doute, en tout cas sous Justinien^ une grande place forte y fut élevée; situé :^ en arrière de Masciila, elle surveillait la sortie du \ assage que l'oued el Arab ouvre à travers le massif de l'Aurès. Quoiqu ' très mal conservée, ell? est encore bien distincte [\Aan,/ig. 155, d'après M. Diehl) \ Elle suit à peu près les bords d'un mame-

1. Corpus, YIII, 1863 = ir.;i07. Elle est aujourd'hui encastrée dans la frise de l'arc de triomphe, sur la face nord.

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