MAISONS
ralimcntatioii du l)étail et aux cultures irriguées (potagers, vergers, jeunes plants d'oliviers)
Des conduites ou simplement des rigoles, que des vannes pouvaient fermer, partaient soit des bassins constitués par les barrages, soit des sources, et amenaient le liquide dans des réservoirs, pour la plupart à ciel ouvert, ou sur les terrains à humecter
Nous citerons comme exemples de ces réservoirs ceux que Ton voit à Kasroii, près deBatna; ils ont été décrits avec soin par M. Moliner-Violle '"^ : « Le plus petit, dont le côté décou- « vert ^ a 17 mètres de long, est formé de fortes dalles de « 1 mètre à i'",50 de large sur 1 mètre de haut, engagées <( dans des piliers de même hauteur par des rainures en queue « d aronde. Ces dalles et ces piliers reposent sur un soubasse- « ment recouvert par les eaux. — Le second bassin est plus <( vaste que le premier : il a 24 mètres de large et 32 de
près de Lamoricière et de Remclii, dans la province d'Oran {Revue africaine, I, 1856-7, p. 364; Bull. d'Oran, 188G, p. 46) ; celui de loued Djedi (Ragot, Hec. de Const., XVI, 1873-4, p. 290 ; La Blanchère, l. c, p. 82) ; etc.
1. Nous avons déjà fait observer (I, p. 247), qu'en général les hommes n'aimaient pas à boire l'eau courante des rivières. L'eau qu'ils buvaient leur était fournie, autant que possible, par les sources où des aqueducs allaient la chercher, par les citernes, enQn par les puits. Ces puits sont particulièrement nombreux entre Sétif et Balna, au nord de l'Aurès, au sud et au sud-ouest de Tébessa.
2. Parmi ces conduites, on peut citer celles que Moll et De Bosredon ont signalées près de Tébessa [Ann. de Const., 1858-9, p. 76; Rec. de Const. , XVill, 1876-7, p. 388-9) ; celles qu'on trouve dans la région de l'Aurès (Masqueray, Reuue africaine, XXII, 1878, p. 447) ; celle d'Aïn Méchira (Bec. de Const. ,YIU, 1864, p. 150); celle qui s'embranchait sur l'oued Boutane, près de Miliana (conf. Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, I, 1851, p. 256) ; etc. Voir aussi une inscription d'Aïn Témouchent (La Blanchère, Musée d'Oran, p. 22): « ... aqiiagiiun novo opère a solo extructum suis possessionibus constiluerunt. »