‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 240 sur 285 · Graillot et Gsell, ibid., p. S · texte numérisé non relu

Graillot et Gsell, ibid., p. S

o. Gsell, Recherches archéologiques en Aljérie, p. lii.

LES MONUMEiNTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE

et les places fortes, en moyenne r",40. Souvent même, les deux } arements en i)ierres do taille ne sont point séparés par des moellons : ils se touchent dos à dos, constituant un nnu^ large de 0",80-l mètre. Le travail est presque toujours hâtif et très négligé. En règle générale, les fronts ne sont pas flanqués de tours. Parfois cependant, nn petit bastion carré fait saillie sur une des faces ; il couvre l'entrée, ou bien il forme un réduit, })eut-être aussi un poste d'observation On ne rencontre que très rarement plusieurs tours, disi)Osées soit aux angles, soit au milieu des côtés ~. II n'y avait d'ordinaire qu'une seule porte, avec une fermeture de type usuel ou un disque en pierre, manœuvrant dans une coulisse^. Une citerne est quelquefois aménagée dans le sous-sol ^

1. Voir Delamare, pl. 88, fig. l-3etpL 89, à gauche (fortin de Guidjel, près de Sétif); Gsell, Bec. de Const., XXXII, 1898, p. 2S6 et 289 (Guelaat bou Atfane, dans la région de Guelma; Ksar Gouraï, près de Tébessa).

2. A Tigzirt, à l'endroit où l'on a cru reconnaître le forum (Gavault, É<McZe sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 91-4), s'élevait un fortin, avec deux tours carrées, occupant le milieu des fronts nord et sud. Cet ouvrage, construit avec des matériaux de démolition, est peut-être byzantin, quoique le mur ne soit pas à double parement. — On voit à El Mahder, près de Batna, un petit fort carré, de 41 mètres de côté, à murs doubles. Au milieu des faces nord, est et ouest, s'avance une tour, de 3*", 60 de front et de saillie. Sur la face sud, il y a une porte, faisant aussi saillie; une arcade encore bien conservée la surmonte. Graillot et Gsell, Mélanges de V École de Rome, XIV, 1894, p. 76;Blanchet, Bull. Comité, 1898, p. 333-4. — A Hammam Meskoutine, Ravoisié (11, pl. 20) et Delamare (pl. 169, fig. 1 et 4) ont étudié un fortin, aujourd'hui démoli, dont la forme particulière a été déterminée par la configuration de la crête étroite sur laquelle on l'avait placé. Il se composait de deux tours carrées, reliées par deux murailles parallèles, très rapprochées l'une de l'autre.

3. Voir plus loin, au fortin d'El Mahder. Delamare, Exploration, pl. 53, fig. 1 ; pl. 88, fig. 1, 2, 9. De Bosredon, Bec. de Const., XIX, 18-78, p. 31 et pl. II.- — Pour ce mode de fermeture, voir Jacquot, Bec. de Const., XXXIV, 1900, p. 142-4; Gsell, Fouilles de Bénian, p. 43; conf. plus haut, p. 384 et plus loin, chap. m, aux Djedar.

4. Par exemple à Ascours, entre Bône et Guelma : Delamare, pl. 188, fig. 10-11.

^sous nous contenterons de mentionner ici cinq de ces fortins, qui pourront servir d'exemples '.

Le Ksar el Kébir- (le grand fort), à Khamissa, est situé sur la croupe qui domine le théâtre et d'oii Ton découvre au nord la vallée de la Mc^djerda, à l'ouest et ;i l'esi les collines entourant la ville de Thubursicuin. Ce fortin, resté debout sur une hauteur de plusieurs mètres (voir planche CII), mesure 15 mètres de côté. Il a des murs doubles, épais de 0"',80, ii assises régulières. La porte s'ouvrait dans une sorte do couloir étroit, au sud. A l'intérieur, nous avons distingué plusieurs compartiments, dont les murs ont été remaniés et dont les dispositions ne sont pas bien nettes. Au-dessous s'étend une citerne.

Vers le bas de cette croupe, au sud-ouest, on trouve les ruines d'un autre fortin ■•, dont la longueur est de 31 mètres et la largeur de 17; il occupe l'emplacement d'un édifice plus ancien, dont on a utilisé quelques parties. Les murs, à double parement, avec un remplissage de moellons au milieu, ont 1",60 d'épaisseur ; des morceaux d'architecture et des pierres tumulaires y ont été employés. La i)orte, ouverte sur un des côtés longs, au sud, était flanquée de deux avant-corps massifs, mesurant 2 mètres de front.

1. Sur les fortins de basse époque dont les restes se retrouvent en Algérie, voir, entre autres auteurs: Delamare, Explor., pl. o'.i, 38, 60, 88, 89, 188; Dielil, Nouv. arch., p. 30S-6, 324-7, 349-350 ; le même, Afr. by:., p. 238 seq., 293-6 ; Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 101, 103, 113, 118, 122, 123, 132, 134, 138, 139, 141, 142, 173, 255; Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XUl, 1893, p. 473-4 et seq., passim, pl. V; ibid., XIV, 1894, p. 507-8 et seq., passim, pl. X; Toussaint, Rull. Comité, 1897, p. 269 seq., passim; Gsell, Rec. de Const., XXXII, 1898, p. 255, 258, 260, 265, 284, 288, 289, 292; etc.

2. Chabassière, Rec. de Const., X, 1866, p. 120; pl. V, fig. 2;pl. XIX, fig. 3. Diehl, Nouv. arch., p. 365. Gsell, Rec. de Const., XXXII, 1898, p. 277-8.

3. Diehl, iVowy. arch., p. 365-6. Gsell, Rec. de Const., l. c, p. 276-7. Voir plus loin la flg. 167. — La face septentrionale est précédée d'un mur de soutènement.

LES MOISUMENTS AMTIQUES DE l'aLGÉRIE

A Zana {Diana), un fortin^, long de 20", 50-, large de 16°", 80, avec des nuirs épais de 1",45, fut appliqué contre l'arc de triomphe de Macrin "^. La face septentrionale de cet ouvrage défensif est presque entièrement formée par l'arc, dont on bouché les deux petites baies et rétréci la baie centrale ; cette dernière servait d'entrée.

Un fortin assez bien conservé, qu'on voit près du village

ainsi que plusieurs inscriptions dont l'une donne le nom du fondateur : (( Ar[g]enihfs diacon{us). » Ce diacre était peutêtre le même personnage qu'Argentins, évêque de la ville voisine de Lamiggiga à la fin du vi' siècle 6; en tout cas, la forme des croix et des lettres indique l'époque byzantine.

1. Diehl, Nouv. arch., p. 300-1 et pl. 1. Le même, Afr. byz., p. 180, fig. 24. Graillot et Gsell, Mélanges de lÉcole de Rome, XiV, 1894, p. 544-6.

2. Plus tard, ce fortin fut agrandi à l'est. .3. Conf. tome I, p. 177-9 et planche XLII.

4. Audollent, Mélanges de VÉcole de Rome, X, 1890, p. 562-3. Diehl, Nouv. ardu, p. 297-8. Blanchet, Bull. Comité, 1898, p. 332-3, fig. 3.

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