Diehl, Nouv. Arcli., p
■i. Vigneral, Ruines romaines du cercle de Guelma, p. 27 et pl. III. Bernelle, Bec. de Constanline, XXVII, 1892, p. 79-80. Gsell, ibid., XXXII, 1898, p. 26.J-7. Diehl, Afr. lyijz., p. 609-GlO.
392 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
et sud, mais non pas sur la face est, où elle aurait é(é inutile. Sauf aux tours, la construction est fort mauvaise : les pierres sont mal ajustées et les assises irrégulières. Nous sommes assez disposé h considérer ce rempart comme une œuvre de défense locale : dans les idaces fortes élevées par ordre de l'autorité impériale, les tours sont en général plus larges ei la main-d'œuvre est plus soignée.
A Tigzirt, une enceinte', beaucoup moins étendue que le rempart romain, <léfend le promontoire sur lequel la ville se resserra ;i une basse époque et laisse en dehors la grande basilique-. Elle est resiée debout sur presque tout son développement, lîâtie il la hâte avec des matériaux d'emprunt, elle atteste cei)endant une certaine entente de Fart de la fortification. Le tracé, très irrégulier, a été établi de manière à former des flanquements et à couvrir les portes. En certains endroits, la muraille, épaisse de 2"", 10, est construite d'après le sj'stème liyzantin (double parement avec du blocage dans l'intervalle) : ailleurs, elle ne comi)orte qu'une seule rangée d^ pierres de taille. A ses deux extrémités, on Ta prolongée de quelques mètres dans la mer, afin que les assaillants ne pussent pas la tourner. Quatre portes, très étroites, sont ménagées dans ce rempart : celle qui parait avoir été la principale ne mesure que 1°',56 de large et 2^,25 de haut''.
D. lir/i/ffes dans les campagnes.
Parmi les refuges de tyi)e byzantin, construits pour servir
1. Gavault, Élude sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 107-110.