Tome I, p. 72, 73; conf. p. G
2. Il existe près d'Ammi Moussa, dans la vallée du Sensig (département
LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
Les Djedar'^ (c'est-à-dire les constructions) sont situés dans le département d'Oran, au sud-ouest de Tiaret, presque à la limite du Tell et des steppes. Ils se répartissent en deux groupes, distants d'environ G kilomètres : le premier comprend trois monuments, couronnant des mamelons qui font partie du petit massif appelé djebel Hadjar; le second en compte dix, épars sur la colline de Ternaten. Ces mausolées, qui sont plus ou moins ruinés-, furent étudiés en 1875 par Letourneux et Mac-Cartliy, en 1882 par la Blanchère. Trois d'entre eux, les i)lus importants, ont été ouverts : deux au djeljel Hadjar, un à Ternaten. Nous les désignerons par les lettres A, B et C: pour A, voir fig. 172, d'après Mac-Cartliy, et planche CIV; pour B, ftg. 173 et planche CV; pour G, fuj. 174, d'après Mac- Carthy, et planche OVI.
Tous les Djedar sont des tumulus sur plan carré; ils se composent d'ini soubassement et d'une pyramide à gradins. Des caveaux funéraires, avec des couloirs d'accès, sont ménagés à l'intérieur; le reste du monument est plein. Les dimensions
d'Oran), un vaste mausolée octogonal, nommé Ksar el Ghaba. 11 parait ressembler à celui de Blad Guitoun et il est, comme ce dernier, richement décoré de sculptures à relief plat. 11 mériterait d'être étudié. Voir De Caussade, Mémoires de la Société archéologique de l'Orléanais, 1, 18S1, p. 257; La Blanchère, Archives des Missions. 'i° série, X, 1883, p. 120, n° 44; Marchand, Bull. d'Oran, 1893. p. 211.
1. Azéma de Montgravier, Bévue de bibliograpliie analytique, Y, 1844, p. 182- 192. De Longpérier, i?ei'i/e archéologique, I, 1844, p. 56S-S72. Bernard, Revue africaine, 1, 1856-7, p. SO-2. Bordier, ibid., IX, 1865, p. 476-480. Berbrugger, le Tombeau de la Chrétienne, p. 57-64. Brunon, Rec. de Const.,X\l, 1873-4, p. 306-8. Wagner, Bull. d'Oran, II, 1881-2, p. 128-131. Guénard, ibid., p. 264- 271. La Blanchère, Archives des Missions, 3" série, X, p. 77-99, 127-9; pl. IX-XIL Mélix, Bull, de l'Académie d'Hippone, XXIll, 1888, p. 111-116. Papier, Comptes rendus de l'Académie d'Hippone, 1894, p.XI-XVIIL Plans inédits de Mac-Carthy (utilisés par La Blanchère).
2. Les mieux conservés à l'extérieur sont A et C, où le noyau de la pyramide subsiste. En B, il ne reste que six ou sept gradins. D'autres Djedar ne sont plus que des amas de pierres.
varient Ijeaucoup : C mesure 48 mètres de long sur 45 de large et il devait atteindre une quarantaine de mètres de hauteur ; A a34"\60 de côté, B 33"\50 ; d'autres Djedar 20 mètres, 23"\50, 16", 80, 15mètres, il mètres, 10", 60, 10 mètres.
Mausolée indigène (Djedar).
La construction est partout assez médiocre, un peu plus soignée cependant aux mausolées do djebel Hadjar qu'à ceux de
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Tei'iiatxMi, qui iiaraisscut être i)lus récents. Los parois du soubassomont' sont bâties en Ijlocs quaclrangulaires, formant des assises dont la régularité n'est pas toujours parfaite ; dans les Djedar A et !>, l'assise supérieure est en saillie et simule une corniclie. Pour constituer les revêtements des gradins, on s'est servi de pierres qui, par suite de la disposition des lits dans la carrière, se débitaient d'elles-mêmes en dalles plates. Le noyan n'est qu'un amoncellement de moellons et de cailloux. Enfin, les murs des couloirs et des chambres sont en pierres de taille, moins l)elles et m.oins grandes en C qu'en A et lî.
Dans ces deux dei'niers Djedar, beaucou]) de [lierres du soubassement et des c-aveaux portent des marques île chantier -, consistant en une ou plusieurs lettres latines, d"un aspect décadent. A l'intérieur de D, nous avons lu un nom complet : laniiari. Nous avons noté, dans le même mausolée, une marque avec des lettres grecques : a;,;ïï,. On a employé aussi quelques matériaux }irovenant de monuments plus anciens : en A, une inscri})tion ftuu'raire de l'année 46G-'; — ou (I, un fragment é^dgrapliiquo se rapportant ;i SepLimo-Sévère et ;i ses fils ^ ; un chrisme accompagné d'une inscri[)tion ([Spes\ iii Deo, etc.)"'; des débris de colonnes lisses ou cannelées; une clef de voûte avec une croix monogrammatique, llanquée de l'a et de l'o) ; deux bas-reliefs grossiers, représentant des pois-
1. Ce soubassement est de hauteur variable : :j"',30 en A, 3 mètres environ cnB, 2"', 53 en C, 1"',S0 et même moins ailleurs.
2. Pour CCS signes, conf. tome 1, p. 72, et tome H, p. '20;;.
3. Comptes rendus de l'Académie d'ilippone, 1893, p. XLVI ; 189 i, p. XXXIII.