‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 271 sur 285 · Voir le plan publié par La Blanchère, l. c, pl. XII · texte numérisé non relu

Voir le plan publié par La Blanchère, l. c, pl. XII

2. Conf. peut-être les traînées de pierres que Ton rencontre clans des nécrooies indigènes : tome I, p. 9.

3. Ibn Kliakloun, llislotre des Berbères, traduction DeSlanc, I.p.234; 11, p. 540.

sistc : les Djedar sont des tombeaux, et non des monuments commémoratifs. Mais, comme il paraît certain qu'une inscription de l'époque byzantine se lisait sur un des trois mausolées du djeljel Hadjar, ce fait vient fortifier un peu l'opinion de ceux qui pensent que tout n'est pas à rejeter dans le récit d'Ibn er Rakik et que le fameux général Solomon (Solomon le stratège) était nommé sur la dédicace d'un des Djedar

Évidemment, comme l'a exposé La Blanchère, cet ensemble de grands mausolées est l'œuvre d'une dynastie de puissants princes indigènes, qui vivaient au vi" et au vu" siècle. Peut-être souffraient-ils que l'empereur de Constantinople les considérât comme ses sujets, ou du moins comme ses clients; peut-être rendaient-ils hommage ;i son représentant en Afrique. De fait, ils étaient les maîtres du pavs, car la domination réelle des Byzantins ne seml)le guère avoir dépassé, dans la direction de l'ouest, les limites de la Maurétanie Sitifienne .

Ces princes se servaient d'ouvriers sachant le latin et même le grec : les marques de chantier le prouvent. Ils étaient chrétiens : une clef d'arcade qui porte une croix monogrammatique a été encastrée avec soin au-dessus de l'entrée d'une des salles centrales du mausolée C ; il est certain que des païens ne l'auraient pas mise en si bonne place. Les peintures de ce tombeau représentaient sans doute des sujets religieux.

Il n'en est pas moins vrai que les Djedar sont des tumulus indigènes, et non des monuments classiques'"'. La civilisation

1. On a même prétendu avoir retrouvé de nos jours aux Djedar une inscription portant le nom de Solomon {Bull. Comité, 1887, p. 137, n° 684; conf. Basset, Bull, de la Société de géographie de l'Est, 188:^, p. 564). C'est là une mystification : voir La Blanchère, l. c, p. 89.

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