‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 21 sur 118 · Livre I, ch. vi · texte numérisé non relu

Livre I, ch. vi

74 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

ère, à ce Jubaqui eut pour capitale la ville voisine de Caesarea (Clierchel), obscure auparavant, qui fut un prince épris de luxe et ami des arts : la grandeur et l'éclat de cette sépulture conviennent bien à l'idée qu'on se fait de lui. Il faut remarquer qu'Auguste, mort quelques années avant le roi Juba, son protégé, fut enseveli lui aussi sous un vaste mausolée, dont la forme extérieure n'était sans doute pas très différente do celle du Kbour Roumia. Par une coïncidence qui aurait pu n'être pas tout à fait fortuite, un architecte, s'inspirant de modèles asiatiques, et un autre architecte, élevant un monument de tradition purement africaine, auraient fait, presque en même temps, deux œuvres assez semblables. Mais n'oublions pas que l'attribution du Tombeau de la Chrétienne à Juba II reste une simple liypothèse

1. H nous parait iiièaie que le style des chapiteaux indique une époque plus ancienne que celle d'Auguste. Mais cette observation, qui serait sans doute exacte pour l'Italie, pourrait bien ne pas l'être pour l'Afrique.

Page 1