Corpus, VIll
causés, l'année précédente, par un violent tremblement de terre*.
Cette salle n'était pas isolée. A droite comme à gauche, on distingue des amorces de constructions. Au sud-est, il y avait plusieurs salles parallèles, larges en moyenne de 3 mètres, longues de 6°',20. Une cour, flanquée de divers bâtiments, s'étendait sans doute au sud. A une distance de 40 mètres de la salle, elle était coupée transversalement par deux degrés et s'exhaussait, par conséquent, d'une quarantaine de centimètres ; 12 mètres plus loin, elle se terminait au pied de la terrasse dont nous allons parler 2. Des fouilles permettraient peut-être de déterminer les dispositions de cette cour et la manière dont elle communiquait avec la terrasse.
La véritable destination des bâtiments que l'on rencontre plus au sud, et à un niveau supérieur de 1°',60 à celui du fond de la cour, a été fixée par les recherches de M. Besnier, en 1897-1898 '^. 11 y a, en cet endroit, toute une série de chambres [scholae), de forme rectangulaire, dont plusieurs sont terminées par une abside {voir fig. 24 et planche X). Elles servaient de locaux pour les réunions des collèges formés par les sous-officiers de la légion et chacune d'elles contenait le règlement du collège auquel elle était afi'ectée. C'étaient, en même temps, des chapelles où l'on célébrait le culte des empereurs et des divinités spécialement adorées par les soldats. Deux pièces étaient des salles d'archives. Par devant, régnait un portique à colonnes, précédé d'une esplanade, qui était bordée au nord, du côté de la cour, par uu
1. La facture des chapiteaux et des sculptures indique, en effet, une basse époque.
2. Les degrés, comme la terrasse, rachetaient la différence de niveau résultant de l'inclinaison du sol.