Gsell, Bull. Comité, 1899, p
2. 11 y a aussi des contreforts au rempart de Tubusuctu (au sud-ouest de Bougie). Mais ils paraissent avoir été établis après coup. Voir Féraud, Bévue a/'f/caine, II, 18S7-1858, p. 303; yïgne\(i\, Bidnes rc mairies de la Kabylie du Djurdjura, p. 119.
3. Des vestiges de remparts analogues à ceux de Tipasa et de Ziama, mais bien moins distincts, existent dans plusieurs villes de la côte mauréta-
100 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aI.GKRIE
Los grands propriétaires imitèrent l'exemple des municipalités. Les villas qu'ils habitaient au milieu de leurs domaines, jirireni souvent l'aspect de véritables châteaux forts.
Tel était le caxlolliim dont les restes se voient au Nador,
Fie 33. — Castelluni du Xador.
entre Cherchel et Tipasa, à 9 kilomètres et demi de cette dernière ville * (plan, fi(j . 83; vue de la porte, fig. 34). De forme presque carrée, il mesure un peu plus de 50 mètres
niennc. Pour Cherchel, voir De Verneuil et Bugnot, Revue africaine, XIA', •1870, p. 13-2-133; Gsell, Guide archéologique, p. 62-63. — Pour Alger, Gavault, Keuue afric, XXXI, 1887, p. 138-160. — Pour Dellys, Gavault, Bull. Comité, 1893, p. 132. — Pour Tigzh't, Gavault, Étude sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 105-107. — Pour Bougie, Lapène, Vingt-six mois à Bougie, p. 18. — Une enceinte de même type- entourait la ville qui s'élevait à Hammam Bigha ; elle a été presque entièrement détruite : voir Berbrugger. Revue afric, VIII, 1864, p. 349.
1. Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 427-429.
COA'STRUCïlOXS MILITAIRES. OUVRAGES DE DÉFENSE iOl
FiG. 34. — Caslellum du Nador.
(D'après une photographie de M. Audollent.)
102 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aIXÉRIE
de long sur 43 de large. La muraille, épaisse de 0'°,70, est en blocage, avec des revêtements en petit appareil. La façade se termine par deux grosses tours rondes ; elle oflFre au milieu une porte monumentale, en pierres de taille, qui s'élève encore à 6 mètres au-dessus du sol. Cette baie cintrée est flanquée de deux tours carrées. — L'aspect général du bâtiment est celui d'une forteresse officielle*; cependant Finscription qui se lit au-dessus de l'entrée prouve que nous sommes ici en présence d'une demeure pai'ticulière. Le propriétaire s'appelait M. Cincius Hilarianus, flamine perpétuel: ce personnage devait vivre au m" ou au iv'' siècle de notre ère -.
Le ((Utcllum de Kaoua'\ situé dans la province d'Oran, à 14 kilomètres à l'est d'Ammi Moussa, est mieux conservé et présente des dispositions plus intéressantes; il a été fouillé, en 1895 par un officier, Marchand.
Ce n'est, à dire vrai, qu'une grande maison, du type le plus usuel dans l'Afrique romaine ; mais cette maison est bâtie avec des matériaux très résistants et entourée d'une enceinte, de manière à pouvoir au besoin soutenir un siège. Elle s'élève sur une colline aux pentes assez raides, d'où l'on domine la vallée d'un affluent de l'oued Riou, le Sensig.
L'enceinte, de forme polygonale, mesure environ 300 mètres
1. Des archéologues qui ont vu cette ruine, pensent même qu'elle était, sous le Haut-Empire, une forteresse occupée par un détachement de troupes régulières ; plus tard, elle serait devenue une propriété privée. Je ne pense pas que cette opinion soit exacte. Le mode de construction indique une assez basse époque.
2. Une autre construction de même genre se voit dans le voisinage de Tipasa : Gsell, l. c, p. 426.
3. La Blanchère, Archives des Missions, 3' série, X, p. 116-118. Gagnât, VArmée romaine, p. 679-680. Demaeght, Bull. d'Oran, 1887, p. 276-277. Marchand, ibid., 1895, p. 209, 218-220.