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de développement ; elle est on mauvais état et ne se <listingue très nettement qu'à l'ouest et au sud. La porte se trouve au raidi; elle est large de 2^,50 et présente des chasse- roues.

Après l'avoir dépassée, on pénètre dans un couloir, long de quelques mètres et terminé par une seconde porte semblable. Il y avait donc là un double obstacle, que les assaillants devaient franchir. Dans le couloir, deux passages latéraux mènent à des constructions confuses, éparses en arrière de l'enceinte, et qui étaient sans doute des communs. De la seconde porte, une longue avenue, coupée par des marches basses, monte vers la maison proprement dite.

Celle-ci mesure environ 40 mètres de côté (vue de la façade, planche XV). Les murs de clôture sont debout sur quelques points jusqu'à une hauteur de 9 mètres. Epais d'un mètre, ils ont deux parements accolés : le parement extérieur est formé par des pierres de taille, qui offrent des bossages dans les assises les plus basses; l'autre parement est en moellons. Au dedans, les murs sont construits soit en pierres de taille, soit en blocage avec des chaînes en pierre ; quehpies parties sont en briques. La maçonnerie est médiocre et l'on constate des irrégularités assez choquantes dans la pose des assises. Tout cela sent la décadence.

L'entrée s'ouvre au fond d'une petite cour, resserrée entre deux tours carrées et décorée de colonnes engagées (voir fig . 35) . Le portail est cintré ; l'arcade et les impostes présentent des ornements àrelief plat: tresses, pirouettes, rubans ondulés, etc. On y voit aussi deux monogrammes chrétiens de la forme dite constantinienne, en usage au iv° siècle'. Sur la clef de l'ar-

1. Un monogramme semblable est tracé au-dessus d'une des portes intérieures.

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cade, une couronne sculptée enferme l'inscription : « Spes in Deo Ferhti^! Amen!» Ce Ferinus était évidemment le propriétaire du lieu.

Le portail donne accès à un vestibule dallé. A droite, on rencontre deux salles étroites, pourvues de rangées de cuves, qu'abritent de petites niches. C'étaient des cuisines ou des offices plutôt que des écuries, car il aurait été difficile d'y loger commodément des chevaux-. Sur une des parois, est sculpté un vase à deux anses. — A gauche, s'ouvre un second vestibule, donnant : 1° sur un escalier qui conduisait à un étage, audessus de la partie antérieure de la maison ; 2° sur un appartement composé de trois })ièces ; 3° sur la cour intérieure dont nous allons parler.

Cette cour, qui comnumi([uait également avec le premier vestibule par une porte basse, mesure 16 mètres de largeur. Elle était bordée sur ses quatre côtés par des portiques, que soutenaient des colonnes ou des piliers octogonaux. Les chapiteaux, lourds et grossiers, sont d'uu ordre corinthien très dégénéré ; entre les feuillages, on a parfois scul})té des chevaux, des rosaces, des palmes. Sous l'espace qui était à ciel ouvert, se trouvent deux grandes citernes. Des l)aies sont ménagées dans les nuu's des portiques et donnent accès à divers appartements, établis sur les flancs et au fond de la cour. Sur chacune de ces trois faces, on distingue une grande salle ; celle de gauche présentait par devant une colonnade. A droite, le montant d'une porte offre une sculpture assez curieuse,, (juoique d'un art fort maladroit : une gazelle et, derrière elle,

\. Ephemeris epigrapliica, \U, 536. FERINI, ou peut-être FERIANI, l'A et N étant liés. La lecture PERENNIS n'est pas admissible.

2. 11 est tout naturel de penser que les tcuries se trouvaient en dehors de la maison, dans les communs.

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un chasseur armé d'une pique et accompagné d'un lévrier.

Partout on a retrouvé les traces de l'incendie qui détruisit cet édifice.

Le château de Kaoua est un type parfait de la maison de campagne fortifiée, nous pourrions dire de la demeure seigneuriale, où les nécessités de la défense n'excluaient pas la recherche d'un certain luxe ^ Il date du Bas-Empire, probablement de la fin du iv° siècle. Il serait à souhaiter qu'on le déblayât complètement et qu'on dégageât tout l'espace compris dans l'enceinte.

1. Dans le voisinage même de Raoua, il y a plusieurs constructions analogues, qui n'ont pas été fouillées. Voir Demaeght, Bull. d'Oran, 1887, p. 278 ; Marchand, ibid , 1895, p. 210-211.

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