‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 32 sur 118 · Corpus, VIII, 18247; conf · texte numérisé non relu

Corpus, VIII, 18247; conf

2. Pour les ruines de la ville de Lambèse, voir en particulier : Delamare, Recherches sur Vancienne ville de Lambèse [Mémoires des antiquaires de France, t. XXI), p. 24 et suiv: Renier, Archives des missions, II, 1831, p. 173- 180; Recueil de Constantine, XXIII, 1883-4, p. 178-210 (avec un excellent plan); ihid., XXVIII, 1893, p. 97-102. Gagnât, Guide de Lambèse (Paris, 1893), p. 37-62 (bibliographie à la page 73); Ballu, Tébessa, Lambèse, Timgad.

116 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

nom. Trois arcs monumentaux se dressent aux extrémités de la ville : deux à Test, dans la direction de Timgad, un autre au nord, du côté du camp'. Au siècle dernier, il y en avait mi plus grand nombre : Peyssonnel, qui passa par Lambèse en 1725, mentionne quarante portes ou arcs de triomphe, dont quinze étaient encore bien conservés-; quarante ans après, Bruce vit sept portes en ce lieu^. Un vaste édifice, situé près de l'arc qui sul)siste au nord, était peut-être un établissement de bains. Plus haut, non loin du Capitole, se trouvent d'autres thermes. Un curieux château d'eau, le Septizo)iium, a été entièrement démoli par des entrepreneurs; un aqueduc, dont on voit encore quelques arcades, y amenait Feau de la source très abondante d'Aïn Drinn. A la source même, s'élevait un temple de Neptune, mais il n'en reste plus que d'informes vestiges. De l'autre côté de la ville et près du camp, un amphithéâtre a été dépouillé de presque toutes ses pierres de taille.

Des cimetières, que dominent les ruines de quelques grands mausolées, s'étendent à l'est, au nord-ouest et surtout à quelque distance au nord de Lambèse : cette dernière nécropole couvre une superficie de près de 15 hectares.

Djeniila est située au miheu d'une région tourmentée et aride, dans le massif montagneux que traversait l'une des routes conduisant de Cirta à Sitifis. Le lieu s'appelait autrefois Ciiicid. Dans les premiers temps de l'Empire, il fut occupé par une garnison, qui surveillait les indigènes de la Petite Kabylie et assurait les communications. Cuicul, devint par la suite, une

1. Un quatrième arc s'élève en dehors de la ville, près du camp.

2. Voyage dans les régences de Tunis et d'Alger, p. 350, (il compte dans le nombre les arcs de Marcouna). Le chiffre nous paraît cependant bien élevé et nous avons des doutes.

3. Voyage en Nubie (traduct. française de 1790), 1, p. xxxii.

ASPECT GÉNÉRAL DES VILLES lil

colonie, constituée très probablement sous le règne de Trajan, comme Thamugadi. Les belles ruines qu'elle a laissées ' témoignent d'une prospérité qui contraste fort avec la désolation actuelle et la solitude des alentours.

La ville romaine couvrait un plateau, bordé par deux ruisseaux profondément encaissés. Une place, dont les limites sont aisées à reconnaître et qui était sans doute le forum, s'ouvre à l'ouest par un arc de triomphe; au sud-est s'élève un temple. On rencontre les vestiges d'un second temple, plus grand, dans la partie septentrionale de Cuicul ; un théâtre bien conservé, à l'est; enfin, des thermes, au sud-ouest.

Djemila est d'ua accès malaisé : on la visite rarement. Delamare et Ravoisié l'ont étudiée il y a une soixantaine d'années ; le Service des monuments historiques a dégagé une partie du théâtre et des thermes et consolidé tant bien que mal l'arc de triomphe. Mais, presque tout reste à faire en ce lieu. Les fouilles qu'on y entreprendra seront assez faciles et relativement peu coûteuses, car on se débarrassera sans peine des terres de déblai en les jetant dans les deux ravins.

Thubursiciim Numidanim, aujourd'hui Kharaissa, près de la source de la Medjerda, est entourée d'un territoire fertile et bien arrosé. La ville primitive devait occuper un mamelon aux pentes rapides ; plus tard, elle s'étendit au nord sur une longue croupe, située au-dessous de ce mamelon, mais dominant la vallée de la Medjerda; elle descendit même dans la plaine.

Cité numide, comme son nom l'indique, Thubursicum Numidarum fut érigée en municipe romain au ii° siècle de notre ère, vraisemblablement sous Trajan ; dans la seconde moitié du siècle suivant, elle portait le titre de colonie. Les habitants,

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