REFUGES
Plus tard, les Africains élevèrent de véritables constructions On trouve souvent en Algérie des enceintes en gros blocs bruts ou à peine taillés, étal)lies sur des collines, sur des plateaux escarpés qui dominent des rivières ou des sources. Elles sont nombreuses surtout dans Test de la province de Constantine, dans l'Aurès et dans le Tell oranais. A l'origine, ces refuges fortifiés ne paraissent pas avoir enfermé de maisons. Les indigènes vivaient dans la campagne avec leurs troupeaux. Pour pouvoir se déplacer sans peine à la roclierche des pâturages, ils avaient des demeures mobiles, des cabanes montées sur des roues [mapalia^ comme les nomment les auteurs anciens). Ils ne se retiraient dans le refuge qu'à l'heure du danger : des buttes improvisées leur servaient sans doute d'altris. A une époque postérieure, ils s'}- bâtirent des habitations en pierres sèches, ressemblant aux gourbis kabyles.
Il est malheureusement très difficile de fixer avec certitude la date de ces enceintes indigènes. Si quelques-unes semblent remonter à une antiquité fort reculée, d'autres ne sont pas
140-744 ; — Carrière, Bull, de la Société de ç/éof/rap!iie d'Oran, 1880, p. 140- 149; Ass. franç., Oran (1888), U, p. 338, 300 et pl. VII, fig. 3 et 4;— Dûumergue, Ass. franp., Pau (1892), II, p. 623-628.
Grottes de la région de Saïda (département d'Oran) : Douincrgue et Poirier, Bull. Soc. d'Oran, 1894, p. 103-127; Ass. franc., Nantes (1898), 11, p. 580. Autres grottes et abris du département d'Oran ; Pallary, Ass. franç., Marseille (1891), II, p. 605, 606, 607 ; ibid , Tnnis (1896), II, p. 496, 499; — Flamand, dans l'Anthropologie, III, 1892, p. 150.
En Kabylie : Viré, Ass. franç., Bordeaux (1895), II, p. 789-794; Recueil de la Société archéologique de Constantine, XXXII, 1898, p. 6-13.
Au djebel Sidi Rglieiss, prés d'A'in Beïda, dans le département de Constantine : Gsell, Bull, arch.du Comité des travaux historiques, 1899, p. 438. Près de Khencliela : Jullien, Mat. pour Vhist. de l'homme, XIII, 1877, p. 45-46.
MONUMENTS INDIGÈNES b
antérieures à la période romaine ou môme aux premiers temps du moyen âge. Pendant une longue série de siècles, les Africains élevèrent ces remparts grossiers, dont la construction n'exigeait que des bras, des leviers et des rouleaux faits do troncs d'arbres'.