‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 56 sur 118 · Corpus · texte numérisé non relu

Corpus

2. Bœswillwald, Gagnât et Ballu, Timgad, p. 1-24-130. Ballu, les Ruines de Timgad, p. 109-111.

3. 11 est bon de remarquer que la baie n'était pas surmontée d'une voûte continue en berceau, niais d'un plafond, bordé de chaque côté par une arcade

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et les deux pièces rectangulaires ainsi formées servaient probablement de corps de garde.

De cette porte, une rue mène directement à l'entrée principale du forum. Là aussi s'éleA^ait u-n arc, en façade sur le decumanus maxhmisK Sur le front, chacun des jieds-droits était rehaussé d'une colonne engagée et d'un pilastre : disposition semblable à celle des deux faces du monument qui vient

F'ifi. 30. — Porte du nord, à Tiiiigad.

d'être décrit. Par derrière s'étendait un palier, avec deux entrées latérales, flanquées de pilastres.

Nous allons maintenant décrire une série d'arcs à une seule ouverture, d'un type très usité en Afrique. Les pilastres qui décorent les pieds-droits y sont précédés de colonnes, entièrement dégagées. Pilastre et colonne reposent sur un piédestal élevé, muni d'une base et d'un couronnement moulurés. Ils portent

qui reposait sur deux petits pieds-droits se faisant vis-à-vis à l'entrée du passage. La même disposition se retrouve aux trois baies de l'arc de Trajan à Timgad, de l'arc de Macrin à Zana, de celui de Septime-Sévère à Lambése, d'un autre arc de cette ville, situé à l'est du Capitole. Ailleurs, la baie, étant peu profonde, est, comme il est naturel, surmontée d'une simple arcade. 1. Bœswillwald, Gagnât, Ballu, l. c, p. 18. Ballu, l. c, p. 101.

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un ciitableinent ; celui-ci se décroche de rentableinent qui passe au-dessus de la l^aie et qui fait le tour de l'édifice.

A ce type appartenait un arc fort élégant de Constantine, qui était en assez bon état il y a soixante ans et qu'on a détruit sans nécessité'. La baie, large de S",?."), était llanquée, sur l'une et l'autre face, de deux pilastres corinthiens, précédés de deux colonnes-. Des inscriptions^ prouvent que cet arc /r/ompha/'' fut élevé vers le début du m" siècle, par les soins d'un magistrat de Cirta, M. Caecilius Natalis, peut-être identique au Caecilius Natalis ({ui est un des interlocuteurs du célèbre dialogue chrétien de Minucius Félix.

Un arc analogue se dresse, encore presque intact, au niiUeu (les ruines de Zana"' (plan, /?//. 51 ; vue, planche XXXIIl). Il y manque toutefois la plupart des blocs qui constituaient l'attique, ainsi que les deux colonnes de la face orientale : elles furent, dit-on, transportées à Constantine au xviii' siècle. A droite et à gauche do l'arcade, chaque face est ornée d'un pilastre corinthien et d'une colonne monolithe de même ordre, s'élevant sur un piédestal commun, de 2°\2o de hauteur. L'arcade, dont le diamètre est de 4", 50, repose sur deux impostes qui ressemblent à des chapiteaux de })ilastre et qui sont d'un style surchargé (méandres, suite d'oves

1. Ravoisié, I, p. 19 et 35, pl. 17-18. Delamare, pl. 123, fip. 2-7, et 124, fig. 1.

2. Les colonnes, ainsi que l'entablement et l'attique, manquaient déjà lors (le la conquête de Constantine.

3. Corpus, VllI, 7094 = 19434 (qui a dû décorer la (acade de l'arc) ; 70;).'j- 7098 (pierres placées dans le voisinage immédiat de l'arc). Doublet et Gauck- 1er, Musée de Constantine, pl. II, fig. 2.

.4. « Arcus triuinpliaUs cuin statua aerea l'irti/tis i/omini n{ostri) Anionini Augusti. »

5. Renier, Mélanges iVépigraphie, p. 189-190 et planche à la fin du volume. Duruy, Histoire des Romains, VI, p. 273. Bévue de l'Afrique française, 1886, pl. VI (à la p. 71). Graillot et Gsell, Mélanges de l'École française de Rome, XIV, 189 't, p. :;33-,j37, pl. XII et Xlll.

Pl. XXXIII

Arc dh Zana

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et, au dessous, deux rangées de feuilles). La décoration des archivoltes est aussi assez riche (rangées de perles et de rais de cœur). L'intrados présente des rosaces, des fleurons et des l)0uquets de feuilles de vigne, répartis dans des caissons; au centre, est sculptée une figure de Diane, la déesse protectrice de Diana Veteranorum. Dans l'entablement, la frise, à profil convexe, ressemble à un long boudin, la corniche est très saillante. Le monument complet devait atteindre 9"", 50 de hauteur. Aux abords, on a recueilli plusieurs fragments de deux

FiG. ol. — Arc de Zana.

longues inscriptions', qui remplissaient peut-être les faces de l'attique. C'étaient deux dédicaces, parfaitement identiques, en l'honneur de Marc-Aurèle et de Lucius '\'^erus. Elles attestent que l'édifice auquel elles se rapportent fut fait en l'année 165, aux frais de la commune de Diana; à cette date,- le légat de Nnmidie était C. Maesius Picatianus.

L'arc que l'on voit au nord-est des ruines de Marcouna- est d'une architecture un peu plus compliquée (plan,//^. 52 ; vue,

1. Corpus, VllI, 4591 et 4592. Gsell, Recherches arcliéologiques en Algérie, p. 191, n" 197-8.

2. Delamare, Recherches sur Lambèse, p. 55. Revue de l'Afrique française, 1886, pl. VIII (à la p. 78). Graef, apud Baumeister, Denkmiiler des klassischen Altertums, 111, p. 1870 et 1890.

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planche XXXIV). La baie, large de 3'", 62, est flanquée, sur chaque face, à droite et à gauche, d'un pilastre que précédait une colonne; plus loin, un simple pilastre fait saillie à l'extré-

Fio. 52. — Arc de Marcouna.

mité du pied-droit. Les colonnes ont disparu; l'arcade, décorée d'archivoltes, subsiste, ainsi qu'une portion de l'entablement et de ratti(iue. La frise est relativement élevée et se

Fi(i. 53. — Arc d'Announa.

compose de deux assises de pierres. L'attique montre encore une 1)onue partie de deux dédicaces à Marc Aurèle par la respuldica Verecundenshtm K La date indiquée correspond à l'année 172 de notre ère : l'empereur était alors représenté

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