‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 72 sur 118 · Corpus, VIII · texte numérisé non relu

Corpus, VIII

3. Berbrugger, Algérie Itisloi ique, pilloresqiie ei monvmentale, province de Conslantine, p. 7-10 et planche. Ravoisié, II, p. 30-32, pl. 27-30. Delamare, pl. 175. GreWois, Mémoires de VAcadémiede Melz,X\X]U, 18.51-1852, 1- partie, p. 273-270. Von Maltzan, Drei Jahre in Nordwesten von Afrika, I, p. 275-277.

pour le recevoir. La construction est en blocage, avec des revêtements en pierres de petit appareil : on n'a employo; qu'une quantité assez minime de grosses pierres de taille, placées aux angles, aux portes, ou formant des chaînes dans les murs. Les gradins sont presque tous absents ' ; mais on distingue encore de petits escaliers, ménagés dans la murette, haute de 1",10,

FiG. 64. — Théâtre de Guelma.

qui surmontait le palier circulaire établi entre la zone inférieure et la zone supérieure. Deux passages latéraux voûtés ' conduisaient à ce palier; ils se prolongeaient sans doute par des escaliers, descendant jusqu'à l'orchestre, qui, selon l'indication de Ravoisié, était pavé de marbre 3. En haut, plusieurs portes,

1. 11 y en avait probablement dix dans la zone inférieure et douze dans la seconde zone.

2. On accédait à celui de gauche (à Test) par un vestibule carré.

3. Dans le voisinage immédiat de Guelma se trouvent de belles carrières de marbre, que les Romains exploitaient.

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prol)a))lement quatre, étaient percées dans le mur de clôture. Au sommet de la courbe formée par ce mur, s'élevait une salle, dont il ne reste })lus que le soubassement. Elle était dallée en mar]>re et se terminait par une abside. Peut-être abritait-elle la statue d'une divinité ou d'un empereur. 11 ne semble pas que le pourtour du mur ait été précédé, à l'intérieur, d'une colonnade formant un portique, comme l'a cru Ravoisié'.

Cet architecte a retrouvé une partie de la murette, aujourd'hui (h''truite, qui bordait la scène; elle était décorée de niches, alternativement rectangulaires et arrondies. L'estrade, large de 37 mètres, profonde de 7", 15, étaitdominée par une paroi qui offrait trois renfoncements, celui du milieu de forme carrée, les deux autres semi-circulaires-. Contrairement à l'usage, ils n'étaient pas percés de baies. Derrière la scène, régnait un porti(iue à colonnes^, formant façade. Cette scène était flanquée de deux salles rectangulaires, ornées l'une et l'autre d'une niche pour une statue.

Deux inscriptions '' nous apprennent que le théâtre de Calama fut élevé grâce à la libéralité d'une femme, Annia Aelia Restituta, qui donna pour cette œuvre la somme de 400.000 sesterces (environ 107.000 francs). En signe de reconnaissance, le conseil municipal lui fit ériger cinq statues. Cette dame romaine est qualifiée de prêtresse des deux Augustes, « flam^inica) Av(i(j. » : il s'agit soit de Marc-Aurèle et de Lucius Verus, soit plutôt de Septinie-Sévère et de CaracaUa. L'édifice date donc

I. 11 est plus probable qu'il y avait là une troisième zone de gradins.

'2. Ravoisié n'a vu que le renfoncement central et celui de droite. On ne distingue plus rien, et c'est d'après les indications de Ravoisié que nous avons reporté sur notre plan ces parties de la scène.

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