Cor/x/s, VllI, 53GS et aSCG
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de la deuxième moitié du ii'' siècle ou des premières années du
A Timgad, le théâti-e', tourné vers l'ouest, a été installé dans le flanc d'un mamelon isolé, au sud du forum (plan, fig. 65, d'après le plan levé par le Service des monuments historiques; vue, planche L). Il a beaucoup souffert: les Byzantins semblent y avoir pris un grand nomlire de pierres pour construire leur forteresse,
MM. Ballu et Gagnât ont calculé qu'il pouvait contenir de trois mille cinq cents à quatre mille spectateurs : les dimensions sont à peu près les mêmes que celles du théâtre de Djemila (la largeur tnaxiina est de ()3"\60).
On pénétrait dans rorchestre par les deux cotdoirs voûtés usuels 2, que deux tribunes surmontaient. Cet orchestre est revêtu d'un beau dallage et présente au fond trois larges marches, qui recevaient des sièges, réservés certainement aux personnages importants. Par derrière, s'élève une balustrade, encore intacte. Il y avait trois zones de gradins, l'une de huit rangs, la seconde de douze, la troisième de six; seuls, les degrés inférieurs ont conservé leur revêtement de pierres. En haut, se dressait un portique courbe, à colonnade ionique ; il pouvait abriter des sièges de bois, à moins qu'il ne servit simplement de promenoir aux spectateurs.
La murette qui limite ia scène est en briipics : elle offre les escahers, les niches semi-circulaires et (piadrangulaires que nous avons déjà signalés ailleurs. Des placages revêtaient
L Bœswillwald, Gagnât, Ballu, rimr,a(l, p. 03-1>0, pl. XIll-XV. Ballu, les Ruines de Timrjad,\). 1S3-!G8, pl. XV-XVIl. Wieland, E'iii Ans/lufj ins altchrisiliche Afriica, p. 14.').
2. Le couloir de droite présente cependant une disposition particulière : voir Thngad, p. 100.
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jadis cette paroi, que précédaient vingt-six colonnettes corinthiennes. En arrière, on remarque ^me douzaine de trous carrés, de 0"\20 de côté, percés dans un dallage. Ils servaient, comme au théâtre de Philippeville, à l'insertion de mâts : des débris
FiG. G5. — Théâtre de Timg.id.
de bois ont été recueillis dans une de ces mortaises. L'estrade mesurait 30", 60 de large, sur 4°", 80 de profondeur ; il ne reste que les soubassements des petits piliers en briques, disposés sur trois files, qui soutenaient autrefois le plancher. Le mur do
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fond n'existe plus et l'on n'a retrouvé que de très maigres vestiges des salles qui formaient les annexes de la scène. Par contre, on voit encore des ruines imposantes d'un portique, long de 40 mètres, large de 3", 45, établi sur la façade du monument. Les colonnes, d'ordre ionique, sont au nombre de seize et mesurent 5", 60 de hauteur. Elles ont été replacées sur leurs bases par le Service des monuments historiques. On monte à cette galerie par deux escaliers latéraux, de liuit marches.
Des inscriptions, trouvées dans les fouilles, permettent de conjecturer que le théâtre' de Thamugadi fut élevé sous Antonin le Pieux et sous Marc-Aurèle.
Le théâtre de Tipasa - est trop détruit pour pi^ésenter quelque intérêt. Il s'élevait en plaine et regardait le nord. Les gradins étaient portés par des substructions voûtées, dont quelques-unes sont encore visibles ; l'hémicycle, assez petit, ne devait pas contenir plus de deux mille sièges. On distingue à peine l'emplacement de la scène, qui avait une profondeur de 6",30. Laplupartdes pierres détaille de cet édifice, bien conservé il y a un demi-siècle, ont été enlevées par des entrepreneurs.
A Cherchel, le théâtre a complètement disparu 3. Adossé à une colline et tourné vers le nord, il comptait, dit-on, vingt-sept gradins superposés. La façade était formée par un portique, offrant des colonnes de granit et de marbre blanc.
1. On a seulement découvert quelques débris des colonnes et des entablements sculptés qui l'ornaient.
2. Texier, Revue archéologique, IH, 1847, p. 728. Gsell, Mélanges de l'École française de Rome, XIV, 1894, p. 355.
3. Ravoisié, m, pl.27. De Blinière, Revue archéologique, V, 1848, p. 346. De Verneuil et Bugnot, Revue africaine, XIV, 1870, p. 138. WaiUe, Co?nples Rendus de l'Académie des Inscriptions, 1889, p. 362. Le même. De Caesareae monumentis quae supersunt, p. 18. Gsell, Guide archéologique des environs d'Alger, p. 58-9.
LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
Il ne reste rien non plus du théâtre de Constantine K Temple et Falbe ont cru reconnaître remplacement de celui d'Hippone - ; je ne saurais dire si leur conjecture est fondée.
A Tébessa, on voit, au sud de la ville actuelle, sept piedsdroits, rehaussés de })ilastres. Disposés sur une ligne, à une distance de 3"\75 les uns des autres, ils portaient autrefois des arcades. Les Byzantins les incorporèrent dans leur enceinte. Ces vestiges et de gros fûts de colomies, jetés dans le rempart byzantin au même endroit passent pour avoir fait partie du tliéâtre romain de The veste ^. Rien ne le prouve
On a trouvé à Sétif, sous l'emplacement qu'occupe Thêpital, deux arcades, llanquées de pilastres et surmontées d'un entablement, qui appartenaient à un monument de forme arrondie Elles précédaient deux voûtes inclinées'^, sur lesquelles étaient sans doute établis des gradins. Il y avait donc en ce lieu soit un théâtre, auquel une inscription de Sétif fait allusion
1. Les ruines de cet édifice se trouvaient près du square aux inscriptions. D'aucuns ont voulu y voir un ampliithéâtre. Temple et Falbe, Relation d'une excursion à Cons/anline, p. 88. Ravoisié, 1, p. 8. Delamare, pl. 134. Vars, Rec. de Conslantine, XXVIII, 1893, p. 216.
2. Relation d'une excursion à Conslantine, p. 6. Ce théâtre se serait trouvé sur le versant est du mamelon dit Garf el Atram.