i)ir :ui chapitre A^jucducs. p
LE PALATIN. i63
est en adoration avec les mots, écrits en grec : « Alexamenos adore son dieu ». On y a vu une dérision du Christ sur la croix; mais c'est peut-être une allusion à une scène du culte des gnostiques, à une adoration d'Anuhis: des intailles égyptiennes d'orig"ine gnostique portent fréquemment des devises semblables. (■.Actuellement au musée Kircher).
Autel. — Plus loin vers le \"élabre, toujours au pied de la colline, on a placé un autel archaïque dédié « à un dieu ou à une déesse »; évidemment le fidèle était plein de dévotion, mais ne savait trop à qui adresser ses vœux: la forme de cet autel est très primitive et, comme celui-ci paraît ne remonter qu'au 1" siècle avant notre ère, il devait être la copie d'un autel antérieur. On l'a découvert en 1820 à l'endroit où il se trouve encore. /
Autel dédié a l.\ déesse V'iriplaca. — En un lieu qu'on ignore existait un autel dédié à la déesse Viriplaca, qui avait la vertu inappréciable de réconcilier les maris qui avaient querelle avec leurs femmes, d'où son nom. * Sur cet autel, les époux venaient s'expliquer, écrit Valère Maxime, et ils s'en retournaient calmés'. » 11 y avait également des temples dédiés à la Fièvre, à \'énus, à « la lune qui brille la nuit » : on avait nommé, en conséquence, ce dernier, le temple : Liuice Xoctibucœ-.
iMaximien et .Maxence sont les derniers empereurs qui aient fait leur séjour dans les palais du Palatin: Constance II y résida un mois en 3.56; un siècle plus tard, en 476, après les invasions des Goths et des \'andales, Odo.acre s'y installa pour bien montrer qu'il était le légitime successeur des Césars et, à son tour, Théodoric y habita pendant six mois en 5oo. Mais les palais commençaient déjà à se ruiner: Théodoric ordonna, comme le rapporte Cassiodore, qu'une somme de 200 livres fût prélevée chaque année sur la gabelle des vins pour les entretenir'; il eût fallu des crédits bien plus importants, si l'on en juge par ce que le Panthéon à lui seul coûta plus tard au Saint- Siège. Les toits s'effondrèrent, entraînant peu à peu la destruction totale des édifices. Cependant le Palatin, qui avait été si longtemps le siège du pouvoir impérial et que tant de souvenirs et de légendes rendaient vénérable, gardait, surtout au loin, un grand prestige; les empereurs d'Orient ne se sentaient réelle-