‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 106 sur 156 · I. Mail net J'Archdolf>i,'ii', p. 21 «i · texte numérisé non relu

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ifi8 LES MONUMENTS ANTIQUES DE ROME.

que l'on traversait pour préparer le corps au changement de milieu. L'étuve se nommait /aco7z/ci<w«. la salle de bains chauds, caldariujn, la chambre tiède, tepidarhim: la salle des bains froids, frigidarium. En outre, il existait des salles et des locaux spéciaux pour les vestiaires, la g-ymnastique, le théâtre, les bibliothèques, la causerie et les services accessoires. Le sol des étuvcs reposait sur des piliers bas, de telle sorte que les flammes des chaudières pouvaient le chauffer par-dessous; de plus, les parois étaient doubles ou formées de briques creuses en sorte que l'air chaud y circulait. Dans la coupole du Laconicum on ménageait une ouverture cylindrique dans laquelle on faisait monter ou descendre un « bouclier » afin de ventiler plus ou moins la salle*. Quant cà la disposition des diverses salles, elle est presque toujours la même. Les Romains, excellents ouvriers, avaient peu l'esprit d'innovation; ils s'imitaient indéfiniment; leurs demeures comme leurs palais sont d'un modèle toujours uniforme. Autour d'un massif central contenant le frigidarium, le tepidarium et le caldarium ou laconicum s'étendait un vaste péribole destiné aux bibliothèques, aux stades, aux salles de g-ymnastique.

Les thermes devinrent très nombreux à Rome au temps de l'Empire; les principaux sont ceux d'.\grippa, de Xéron. restaurés par Alexandre Sévère, de Titus, de Trajan, de Licinius Sura, contemporain de Trajan, de Caracalla, de Dèce, de Dioclétien, de Constantin, d'Hélène... 3). Les thermes Antonins et ceux de Dioclétien sont les seuls dont il reste des débris importants.

LES THERMES DE CARACALLA (Antonius)

Ces thermes situés dans la partie Sud de Rome, entre la voie Appienne et la voie Ardeatina, furent peut-être commencés en l'an 206 de notre ère, ainsi que l'indiquent certaines briques datées, par conséquent, sous le règ^ne de l'empereur Sévère*; son fils Caracalla en poursuivit activement la construction d'où le nom qu'on leur donne généralement -^ Elagabal et Sévère

I Parce que l'usage en venait, disait-on, de Sparte.

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