‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 120 sur 156 · L'ARC DE JANUS · texte numérisé non relu

L'ARC DE JANUS

rait parce qu'elle savait ainsi où les retrouver. Enfin, en 1768, on imag-ina un moyen bien simple d'expulser ces habitants qui déshonoraient l'édifice : le Conseil prit une délibération décidant de faire poser une serrure sur la porte de l'escalier. Cependant, après l'expulsion du marchand de bois, des fabricants de vermicelle étaient venus s'installera l'abri de l'arcade, au grand détriment du bâtiment. A leur tour ils furent expulsés en 177 1, non sans recevoir une indemnité.

Le 4 janvier i58H, le pape Sixte V avait ordonné la destruction de l'arc et chargé Domenico Fontana d'en employer les maté-

Fig. i3. — Arc dit de Janus et arc de Septime-Scvère à tfauche. (Alo Giûvannoli, fin du xvn" siècle).

riaux à construire le piédestal de l'obélisque du Latran et à faire « des armes et des épitaphes » (inscriptions). Heureusement il n'en fut rien.

Comme on le voit dans certaines gravures, l'arc servait, au xviir siècle, d'appui à des maisons; lors des grands travaux entrepris. par ordre de Napoléon, il fut dégagé et l'on s'occupa de le débarrasser des amas de terre et de débris qui en encombraient les alentours (181 2), mais ce déblaiement ne fut achevé qu'en i82q.

« La terre s'est tellemcnl accrue au sommet par le moyen de la végétation, qu'elle le couvre entièrement, dit l'abbe Uggeri vers 1816. Ce qui lui donne une forme tout à fait élégante en même temps qu'il reçoit des différentes herbes et des différents arbustes oui ont poussé et végètent dans cette terre une grâce

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et un (ini si pittoresques qu'on ne saurait rien désirer de plus à cet ég^ard; mais comme le lierre, la pariétaire, l'yeuse, lolivier et le fig'uier sauvages y ont poussé des racines si profondes et en si grande quantité qu'elles pénétrent en serpentant dans les crevasses des briques et font sauter des pièces entières et endommagent par là ce monument, une main bienfaisante accourra bientôt, au grand reg-ret des peintres, pour arrêter les progrès de cet état de dépérissement* (sic). »

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