LE PORTIQUE D'OCTAVIE. 1S
Au xvii" Cl au xvnr siècle, des conslruclions nombreuses s'adossèrent au théâtre et l'entourèrent presque de toutes parts, en sorte qu'il se trouve actuellement en g-rande partie masqué ; des familles prirent log-ement dans les galeries, dans les vomitoircs, sous les voûtes; des marchands s'installèrent comme jadis dans les arcades du rez-de-chaussée, d'ailleurs à moitié enfouies sous le sol'; une auberge, à l'enseigne de la Cloche, avait été établie dans quelques salles. Goethe y fréquentait, dit-on-. « Les fornices ou voûtes du rez-de-chaussée, dit .\mpère'', sont habitées encore aujourd'hui comme elles l'étaient dans l'antiquité, mais plus honnêtement, par de pauvres gens qui vendent des ferrailles. Au-dessous des belles colonn<2s de l'enceinte extérieure, on a construit des maisons modernes dans lesquelles sont pratiquées des fenêtres, et à ces fenêtres du théâtre de Marcellus, on voit des pots à fleurs, ni plus ni moins qu'à une mansarde de la rue Saint-Denis. »