Hist Nat. XXXVI. IV
2. D"une façon générale : Lanciani, Xotizie clegli Scavi avec bibliographie, Rome, 1881, p. 257. Storia -iegli Scavi, vol. 1 et II. Bulleltino délia Coin. Arch. Com., an XXIX. Rome, iqoi, p. 3. Guillaume. Le Panthéon S Agrippa, dans Revue des Deux Mondes, 1892. Homo, p. 391. Otto Richter, Topographie der Sladt Rom, Munich, 1901, p. 233. Henry iMiijdleton, The Remains of Ancient '■'ime, Londres, 1892, vol. II, p. 126. Samuel Ball Platner, The Topography...
' Ancient Rome, Boston, 1911, p. 35i, avec bibliographie. G. Eroli, Raccolta epigralica, storica. tibliografîca del Panthéon, Narni, io<>5. Henry de Gey- MULLER, Documents inédits sur les Thermes d' Agrippa et le Panthéon, Rome- Lausanne, i883. Neralco, Descrizione del Colosseo e del Panteo, Ancone, i/63. (iuATTANi, Roma... Rome, 180.=^, part. II, p. 70. Antoine Des'ujdetz, Les Édifices antiques de Rome, Paris, 1082, avec nombreuses planches, coupes, élévations, plans. Aussi Andréa Palladio, / Quattro Litri delV Architettura, Venise, ib-o, liv. IV.
3. Sa statue portait, comme boucles d'oreilles, les deux moitiés dune perle qui avait appartenu, disait-on, à Cléopàlre ; lorsqu'elle engagea, avec Pompée, le fameux pari de lui servir un repas de dix millions de sesterces (deux millions de Irancs), elle fit, comme on sait, londre une perle dans du vinaigre, mais cette perle ne valait que la moitié de la somme : elle s'apprêtait donc à en fondre une seconde quand un des convives intervint. C'est cette perle sauvée par lui qui fut ensuite portée à Rome et sciée. Pline, Histoire naturelle, liv. IX, § 58. Le vinaigre ne dissout pas les perles.
igo IJÎS MONUMENTS ANTIQUES DE ROME.
et d'aucuns disent aussi à Jupiter Ultor et à d'autres dieux'. De là lui serait venu, par amplification, le nom de Panthéon, à moins qu'il ne faille y voir une allusion à la coupole, dont la forme semi-sphérique rappelait la calotte des cieux. A^^rippa avait voulu placer la statue d'Augfuste à l'intérieur du temple, mais Aug-uste refusa cet honneur: sa statue et celle d'Ag-rippa furent donc dressées dans deux niches de chaque côté de l'entrée, dans le pronaos, et seule la statue de César figura à l'intérieur-.
Pline l'Ancien, qui vit le monument au temps de l'empereur Vespasien, vers l'an 70 de notre ère, parle des cariatides, dues au sculpteur Diogène d'Athènes, qui surmontaient, ce semble', les colonnes et que l'on considérait comme des merveilles ; il en était de même des statues qui dominaient le faite, mais pour celles-ci on les admirait, paraît-il, de confiance, car elles étaient si haut qu'à peine pouvait-on les voir.
Environ dix ans après, lors de l'incendie qui, sous Titus, en l'an 80, ravagea une grande partie de la ville, le Panthéon fut brûlé, si tant est qu'un édifice comme le Panthéon, bâti presque uniquement en pierres et en briques, puisse être détruit par le feu*. Domitien, quelque vingt ans plus tard, le restaura; il fut frappé de la foudre en iio sous Trajan et de nouveau incendié^.
La reconstruction de cet édifice tenta Hadrien, qui aimait les œuvres architecturales et en orna la ville avec tant d'abondance. Reprit-il les murs jusqu'aux fondations, modifiat-il le plan primitif d'Agrippa, c'est ce dont on discute; partout où M. Chédanne a sondé (1892), dans les murailles depuis le sol jusqu'au sommet, dans les escaliers, dans les niches, dans la voûte du dôme, on a trouvé des briques datées de n5 à i25
1. 11 11c parait ^ucrc admissible qu'au lieu d'avoir cté dès l'abord un temple, ■ le Panthéon ait servi de CjldJiriiim ou de Laconicum pour les thermes voisin>
d'Ag^rippa; cependant il y avait peut-être un rapport entre les deux cdi(iL■e^. Voir MiDDi.KTON. p. 120, qui ne le pense pas. L'abbé Ugc^eri décide sans hésitation (.[ue " c'était une piscine, un bain public, une natation froide ou les soldats du Champ de Mars s'exerçaient à la na^'c. Dans la suite, ajoute-t-il, pour lui donner plus de noblesse, on y ajouta lavant-corps carré. • Journées pittoresques des Édifices de Rome, vol. I, Rome, 1800.
2. Dion Cassius, Hist. Rom., lib. LUI, 27. Il existe au Museo Civico de Venise une statue d'Ayrippa, trouvée à Rome et cnv(\yee à Venise en iJo.' par le cardinal Domenico Grimani,qui est peut-être celle du Panthéon.
.^. Le texte dit : ■ In coluinnis templi •. Histoire naturelle, liv. XXXVl, 5 4 Il y a, au Vatican, une cariatide de marbre que l'on a supposé être une dej celles-ci ou une copie antique. .Middi.eton, p. 128. Cette hypothèse est aU'f jourdhui délaissée.