LA MALARIA
Il est certain que la malaria, qui faisait naguère de si grands ravag-es dans la campag-ne de Rome et dans Rome même, y sévissait aussi jadis. Le nombre des autels dédiés à la Fièvre en est la preuve. Au temps de \'arron, c'est-à-dire un siècle avant n<itrc ère, trois temples lui 'avaient été élevés, un sur le Palatin, un sur l'Esquilin, un dans le Viens Longus, près de la Via Nazionale. Il y avait, en outre, des autels élevés à la déesse Mefitis età Verminus, « le dieu des microbes », dit Lanciani*. 11 y eut de même au moyen câg-e des ég-lises vouées à la Maionna ddla Febbre et elles furent parmi les plus fréquentées.
Sous l'Empire et même un peu avant, la situation avait chang-é, g-râce aux travaux d'irrigation de la campagne romaine et à la construction de nombreux égouts qui avaient asséché dans Rome même les parties marécag^euses. Beaucoup de villas s'élevaient dans des régions devenues par la suite fort malsaines. Cicéron parlait de Rome comme d'une ville salubre dans une région insalubre: « In regione peslilenti saliibris^. »
Il est à remarquer que, pendant la période préhistorique, des contrées longtemps inhabitables, telles que les marais pontins, Antium, Ardea, Lavinium. Ficana. étaient abondamment peuplées.