‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 26 sur 156 · INCENDIES · texte numérisé non relu

INCENDIES

On ne peut qu'être très étonné de la fréquence et de l'importance des incendies qui ravagèrent Rome si souvent et notamment sous les règnes de Tibère (27), de Néron (.34). de Titus (80), de Commode (igi) et de Carinus (280), car Rome était alors une ville, sinon toute de marbre, comme le prétendait Auguste, du moins composée en g-rande partie de monuments et de maisons bâtis en pierres '. Comment un incendie pouvait-il endommag-er sérieusement un édifice tel que le Panthéon ou le Colisée et ce lut pourtant le cas mainte fois? Le service d'incendie semble cependant avoir été convenablement organisé, surtout depuis Auguste : des vigiles qui faisaient le service de la police étaient chargés de remplir aussi l'office de pompiers; sept compagnies avaient été organisées pour les quatorze régions de la ville. Il subsiste au Transtévère, près de Téglise S. Crisogono, les restes de la caserne de la vu" cohorte ; des graffiti curieux y ont été découverts-. Une enquête était toujours faite pour déterminer la responsabilité de ceux qui avaient causé un incendie; même en cas d'imprudence involontaire, une sanction, qui allait jusqu'à la bastonnade, pouvait être infligée. Les cuisines étaient visitées ainsi que les installations de chautfage et il fallait que, dans chaque demeure, il y eût une réserve d'eau suffisante.

Les amis des sinistrés se cotisaient pour les indemniser.

1. Peut-être cependant y avait-il beaucoup de demeures en bois pour la population pauvre, même dans les quartiers riches. Londres offre ce mélange d'habitations luxueuses et de masures, de rues opulentes et de ruelles à taudis. I,es étau^es supérieurs étaient fréquemment de bois.

2. C.^ETANI. LovATELLi, Scvitti l'jfi, r<ome, itigS. p. loo. Dion, LV, 8. Lan- ' lANi, Anci^iit liomc, p. 22J.

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