Arcltlv. Stor. Not. Capit., Crcd. I. vol. XXXVI. fol
LARC DE SEPTlMIÎ-SliVliRE 07
tion pour lui ouvrir un passage grandiose, nombre d'églises et des centaines de maisons, il ordonna la destruction de la petite église Santi Sergio e Bacco; toutefois, le campanile subsista; il ne fut démoli qu'en i636, quand le Conseil communal, dans sa séance du 9 septembre, décida qu'on le supprimerait, non pas qu'il obéît à un sentiment d'esthétique, mais* parce qu'on avait besoin de matériaux pour restaurer ou agrandir l'église voisine de Santa Martina'. Cependant le Conseih tenait l'arc en grande vénération; en iô04,il rétribuait, pour veiller à sa conservation, non moins de cinq gardiens, lesquels recevaient lors des vacances du Saint-Siège, i5 écus et demi chacun, plus 4 mètres de soie florentine à 7 écus et demi les 2 mètres. Le Conseil s'occupait aussi de dégager la base de l'arc, mais les terres qui descendaient de la colline du Capitole venaient sans cesse l'ensevelir de nouveau; en i563, on avait déjà tenté d'en déblayer les alentours; en 1621, le Conseil décida, dans sa séance du 6 avril, de recommencer la même opération, tout au moins pour «la petite voûte de l'arc-». Ce fut sans un succès plus durable; toutes les gravures du xvir et du xviir siècle montrent l'arc à demi enseveli 3; on distingue très nettement encore aujourd'hui sur les parois intérieures des voûtes une ligne légèrement inclinée qui indique la hauteur du sol à cette époque*; ce ne fut qu'en i8o.3 qu'un déblaiement complet put être entrepris; pour en assurer l'eflicacité, un mur fut alors construit autour de l'édifice, lequel n'a été démoli qu'au milieu du xix" siècle.
A la vérité, il n'était pas prudent de rendre l'arc trop accessible; aussitôt dégagées, ses voûtes devenaient un refuge pour quantité de petits marchands qui s'y établissaient pour vendre des fruits, des gâteaux, des échaudésetdes chaudrons, tant qu'enfin, en 1714, le Conseil communal finit par s'apercevoir qu'il était quelque peu choquant de laisser ainsi profaner un édifice que « les étrangers venaient en grand nombre visiter journellement ^ ».
Le 24 mars, il fut décidé que le fiscal irait signifier à ces intrus leur expulsion; mais, comme ils ne tinrent nul compte
■. Lanciani, Bull. Arch. Coin., Rome, 1901, l'asc. I., p. 29 Les créneaux existaient encore en i6i5.