‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 46 sur 156 · Arch. Slor. Ca/-//., Cred. 1, vol. XLIV fol · texte numérisé non relu

Arch. Slor. Ca/-//., Cred. 1, vol. XLIV fol

RODOCANAi III. 1

de cet ordre, une nouvelle délibération fut prise, le 14 avril, décidant que. s'ils n'obéissaient pas, ils seraient tous mis en prison. On ferma alors les voîites avec des planches. Le 3o septembre de la même année, une somme de 17.5 écus était votée pour la restauration de l'arc et la réparation des fissures c qui laissaient l'eau pénétrer jusqu'à sa base' ».

Si l'arc avait été débarrassé des miséreux qui en encombraient le bas, le fiscal en personne s'était approprié les salles qui se trouvaient dans la partie supérieure au-dessus des petites arches; on y avait accès par un escalier dont la porte se voit à quelques métrés au-dessus du sol. sur la face méridionale: un autre personnaiie s'était installé dans la grande salle centrale. On l'expulsa non sans certains égards, car on lui accorda un délai d'un an (août 1748). Après quoi la clé de l'escalier fut remise solennellement au premier des conservateurs qui était alors le marquis Ct)staguti.

Au commencement de l'année 1755, divers travaux de consolidation furent entrepris; on plaça des cercles de fer autour d'une des colonnes, on refit des scellements, on boucha des fissures.

Le fiscal C(Mitinuait à occuper la partie supérieure de l'arc; il l'avait même transformée en log-ement garni et y louait un appartement moyennant <". paoli par mois. Ln 1748. le Conseil ayant décidé de mettre fin à cette occupation, le fiscal, Bernardino Fiacci. demanda un délai d'un mois en faveur de ses locataires. 11 ne semble pas. au surplus, qu'on ait tenu la main à l'exécution de cette décision, car. en i8o5. le Conseil prit une résolution invitant le fiscal en exercice à renoncer à cet avantage et lui attribua en compensation une indemnité.

L'abbé Uggeri écrivait, en 1814-, qu'il existait encore sous les deux petits arcs des boutiques de comestibles et d'ustensiles de terre cuite: la voûte d'une de ces deux arches avait été noircie et même calcinée par le feu. un incendie ayant eu lieu peu auparavant. Uggeri attribue les traces de feu visibles un peu partout, tant sur l'arc de Septime-Sévère que sur celui de Constantin, à des accidents de ce genre, car. dit-il. les maisons j qu'on y accolait étaient en bois.

lui i8o3, « à l'applaudissement de l'Europe savante », le pa; Pie VU avait fait dégager et entourer d'un mur de protection d'isolement l'arc de Septime Sévère"'.

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