‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 55 sur 156 · Pline, Lettres. \T · texte numérisé non relu

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dont il avait confié l'exécution à Bramante et dont il fit présent au roi d'Angleterre, Henri VII. en i5o5 : c'est le palais Giraud- Torlonia dans le Borgo. Un four à chaux entouré de fragments de statues, de morceaux de marbres, de fûts de colonnes, a été reconnu parmi les ruines.

Lors des fouilles de 1788, on découvrit quelques parties de la basilique, mais on n'arriva pas à identifier le monument auquel ils appartenaient: ce fut Fea qui. en 1818, reconnut qu'on était en présence des restes de la basilique Julia. Les travaux de 1871 l'ont entièrement dégagée.

LE TEMPLE D'AUGUSTE Tkmplum Divi Auglsti, Divr Augcsti et Div.t; August.t:,

rEMf'LLM NOVCM, TeMPLLM DiVORUM, /EuES C/ESAKUM' (ri,

Tejiplcm Divi Auglsti ad Mixervam.)

Au pied du Palatin s'élevait le temple d'Augruste.

Quand Auguste mourut, il fut déifié et Tibère entreprit de lui élever un temple ; à la mort de Livie, le même honneur lui fut décerné et sa statue ajoutée dans le temple a celle d'Auguste, puis ce fut l'empereur Claude qui fut traité de la sorte et d'autres membres de la famille impériale; c'est pourquoi ce temple porta tant de noms divers. Brûlé sous le règne de Vespasien ou de Domitien, il fut aussitôt rétabli. Caligula établit audessus un pont pour se rendre directement du Palatin au Capitole » où le Dieu Jupiter lui avait demandé daller habiter avec lui' ». Il acheva le temple dont quelques parties n'avaient pu être terminées.

Ce temple avait sa façade sur le V'icus Tuscus qui, se détachant à angle droit de la Voie Sacrée, passait entre la basilique Julia et le temple de Castor et PoUux. Devant la cella s'étendait un portique de 32 mètres de long sur 6 de large; il était moins élevé que le reste du temple à ce qu'il semble sur une -" Jaille de Caligula ; à l'une et l'autre extrémité de ce portique trouvait une grande niche. La cclla avait .52 mètres sur 2 5 mètres. Les murs contenaient des niches alternativement rectangulaires et semi-circulaires. Tout en haut s'ouvraient des

-très. Il existait une seconde façade en face du temple de

-lor: une porte, située a rextrémilé Est. donnait dans la

I rsLtToxK. '.jugulj, X.VII. Ce l.'-i; r ' p' 'Lri'uit av ir j i eir-.- .J une réalisation bien difficile et l'on est en J .'.er de rcxistcncc decc pont,

du moins ici que le décrit le t;xle cep.:. J„ . '. - net ie Suctonc.

70 LES MONlMENTS ANTIQUES DE ROME

Entre cet édifice et la colline Palatine, on voit les débris d'une autre construction qu'on a supposée être la Bibliothèque d'Aug-uste: elle se compose d'une première salle de 20 mètres sur 21 mètres; derrière, se trouve une autre salle divisée comme une basilique et dans laquelle s'ouvrent trois pièces dont la plus g-rande a 8 m. 5o sur 7 mètres, les autres ayant 4 m. 5o sur 7 mètres et 5 m. 10 sur 4 m. 5o. Sa grande salle est ornée, comme le temple, de niches semi-circulaires ou rectangulaires. Un plan incliné conduisait de ce monument au Clinis Victoriae ; il a de 4 à 5 mètres de larg-e. On a mis au jour, sous le sol de la bibliothèque, une vaste piscine de 20 mètres de long surQ mètres de large. D'aucuns y ont vu une basilique.

Les actes accordant aux soldats leur libération étaient inscrits sur des plaques de bronze, qu'on apposait sur le mur postérieur du temple d'Auguste.

Au vi° siècle, la basilique ou bibliothèque devint une église, 8. Maria Antica.

Des moines orientaux ont de bonne heure desser\-i cette église, sur laquelle l'empereur de Byzance parait avoir exercé une tutelle particulière. Elle est aujourd'hui « l'écrin précieux oii se trouve le plus riche ensemble d'oeuvres d'art d'une période dont les démolisseurs du bas moyen âg-e et les embellisseurs des époques suivantes nous ont laissé si peu de reliques' ».

Au mur de l'abside on reconnaît jusqu'à trois couches de fresques superposées.

La fresque la plus ancienne serait la Merge-Reine de l'abside, qui daterait, malgré son caractère déjà byzantin, du vi* siècle.

De chaque côté de l'abside, saint Jean Chrysostome, saint Basile, saint Grég-oire de Nazianze tiennent des rouleaux où sont inscrits les passages de leurs œuvres que le concile de Latran de 049 invoqua pour condamner l'hérésie monothclite: ces fresques dateraient donc du vu"" siècle.

Au VII 1- siècle, sous Jean \\{, l'égrlise connut sa plus grande splendeur. Le pape lui fit don d'un ambon, dont on a retrouvé des fragments. Les médaillons très expressifs où sont peintes des têtes d'apôtres datent de ce temps.

Les fresques postérieures à Jean \'II sont nettement inférieures aux précédentes. Les plus intéressantes sont, dans les bas-côtés, les scènes figurant des épisodes de la Genèse et de l'enfance du Christ, et toute une galerie de saints.

11 n'est pas absolument sur que l'église ait été abandonnée au IX' siècle. 11 est possible, au contraire, qu'elle ait été alor^

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