A. NiBDY, Roma aiitica, part. II, p
cjS LES MONUMENTS ANTIQUES DE ROME.
son nom et d'en comprendre la forme primitive; on retrouva des fûts de colonnes, des fragments et le pavement de la Voie Sacrée. En 1828, sous la direction de Xibb}', un mur fut construit autour de la basilique et le jardin établi sur le haut supprimé, mais les terres qui y avaient été apportées ne furent enlevées qu'en 1871 '. Il y fallut beaucoup de temps, à ce qu'on raconte encore à Rome.
En 1849, la basilique, qui semble avoir été vouée par le destin, ainsi que la plupart des monuments de Rome, aux usag-es les plus divers, avait été transformée en une salle d'exercice pour les troupes françaises qui défendaient le Saint-Siège. Les quelques fragments du pavé, déjà fort endommagé, qui restaient encore, disparurent alors.
Sous la basilique se trouvait le passage qu'au moyen âge on nommait Arco de' Latrone ou Latroni à cause des nombreux méfaits qui se perpétraient en ce lieu obscur et écarlé ! 11 avait été pratiqué dès l'antiquité, lors de la construction de l'édifice, pour faciliter les communications entre le Forum de la Paix, situé derrière, et la Sacra Via. Ce passage a 4 mètres de large et i5 mètres de long. Sous le pontificat de Félix IV (526-53o), quand le temple voisin Divi Romu'i fut devenu l'église Santi Cosma e Damiano, le passage, muré à l'une de ses extrémités, devint un lieu de sépulture ; on y pratiqua des loculi qui se voient encore; plus lard et jusqu'à une époque récente, on y rangeait, dit Lanciani, des barils de vin!