CHEMIN SAINTE-FOY, À QUÉBEC
A découverte de nombreux ossements près du chemin Saintele Foy, suggéra à la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec l’idée d’élever une colonne à la mémoire de Lévis et de Murray et à celle des braves qui combattirent sous leurs ordres. Le 5 juin 1854, on donnait la sépulture chrétienne aux ossements retrouvés sur le champ de bataille de Sainte-Foy. Le général Rowan, commandant de la garnison à Québec, assistait à la cérémonie.
Le 18 juillet 1855, avait lieu la pose de la première pierre du Monument des Braves. Sir Edmund-Walker Head, gouverneur général du Canada, présidait à la cérémonie (1).
Enfin, le 19 octobre 1863, un autre gouverneur général du Canada inaugurait ce monument.
Le Monument des Braves consiste en une colonne de fonte cannelée placée sur un piédestal de belles proportions qui repose lui-même sur une base en pierre. Une statue de Bellone couronne la colonne. Elle porte la lance et le bouclier mythologique et est tournée vers cette partie du champ de bataille qu’occupait l’armée française. Cette statue fut donnée par le prince Jérôme- Napoléon qui visita Québec au cours de 1863. Quatre mortiers en bronze sont placés à chaque coin du piédestal.
La face du monument qui regarde le chemin Sainte-Foy porte l'inscription :
AUX BRAVES DE 1760 ÉRIGÉ PAR LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE QUÉBEC, 1860
Du côté de la ville, le nom de Murray se lit au-dessus des armes et des emblèmes de l’Angleterre.
Du côté de la campagne, le nom de Lévis est inscrit au-dessus des armes et des emblèmes de la vieille France.
(1) On trouvera dans le Bulletin des Recherches Historiques, vol. XV., p. 250, le détail des ‘“souscriptions prélevées en 1854, pour aider la Société Saint-Jean-Baptiste se Québec à élever un monument sur le chemin Sainte-Foy aux héros de la bataille du
8 avril 1760 ”’.
En arrière, se trouve un bas-relief représentant le moulin Dumont et les armes et emblèmes du Canada.
La statue a dix pieds de hauteur, et le monument en a
soixante-quinze en tout.
Le dessin du Monument des Braves fut fait par M. Charles
Baillairgé, ingénieur de la cité de Québec.